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Une lettre ouverte réclame une enquête de la santé publique sur la violence dans les écoles
Une vaste coalition d’organisations syndicales du milieu de l’éducation, dont le Syndicat de l’enseignement du Grand-Portage (CSQ), presse les autorités d’agir face à la montée inquiétante de la violence et de l’intolérance au Québec. Dans une lettre ouverte rendue publique, les signataires demandent la tenue d’une enquête de la santé publique sur la situation dans les écoles et les centres de formation.
Selon eux, le phénomène dépasse largement le cadre scolaire. Ils évoquent une recrudescence des gestes violents et des discours haineux dans l’ensemble de la société québécoise, que ce soit dans les lieux publics, sur les réseaux sociaux ou encore à travers la hausse des féminicides. « Quelque chose ne tourne pas rond », affirment-ils, se disant préoccupés par un climat social qu’ils jugent de plus en plus préoccupant.
Les écoles ne sont pas épargnées par cette tendance. De la maternelle à la formation professionnelle, les enseignants rapportent être témoins, voire victimes, d’incivilités, d’intimidation, de racisme, de sexisme et de violence physique ou verbale sur une base quotidienne. La montée de phénomènes comme la misogynie et le masculinisme est également dénoncée.
Les signataires rappellent toutefois que le réseau scolaire demeure aussi un lieu de persévérance et de réussites, et insistent sur l’importance de protéger cet environnement. « L’école doit rester un milieu de vie sain et sécuritaire, propice aux apprentissages », soutiennent-ils.
Malgré les mesures mises en place au cours des dernières années — campagnes de sensibilisation, plans de lutte contre la violence et protocoles d’intervention —, les organisations estiment que les actions actuelles sont insuffisantes pour renverser la tendance.
C’est pourquoi elles demandent une enquête de la santé publique afin de mieux comprendre les causes profondes du phénomène et d’orienter les interventions. Une telle démarche pourrait, selon elles, constituer le point de départ d’une réflexion collective à l’échelle du Québec.
« Pour agir, il faut d’abord comprendre », soulignent les auteurs de la lettre, qui appuient également les initiatives visant une enquête nationale plus large sur la violence.
Parmi les signataires figurent notamment des représentants de la Fédération des syndicats de l’enseignement, de l’Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec ainsi que plusieurs présidents et présidentes de syndicats régionaux, dont Natacha Blanchet pour le Syndicat de l’enseignement du Grand-Portage.
Tous lancent un appel urgent à l’action afin d’améliorer le climat dans les établissements scolaires et de favoriser l’émergence d’une société plus respectueuse et ouverte à la différence.