Les élus du Bas-Saint-Laurent mitigés face aux changements du régime forestier

Guylain Jean | 27 février 2026 | 14:53
Membres de la Table régionale des élu·es municipaux du Bas-Saint-Laurent. Crédit : CRD

Réunis à Rimouski, les membres de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent ont réservé un accueil mitigé aux modifications annoncées au régime forestier par le ministre Jean-François Simard.

Les élus reconnaissent que l’abolition de la redevance annuelle pourrait alléger, à court terme, le fardeau financier de l’industrie forestière, à condition que la mesure entre en vigueur rapidement. Ils estiment toutefois que les changements proposés ne répondent pas aux enjeux structurants de la filière et craignent des effets indésirables sur la rentabilité des activités en forêt privée.

L’annonce d’un appel à projets pilotes, qui s’échelonneraient sur cinq ans, est également perçue comme un report de la modernisation du régime forestier québécois. Les représentants municipaux déplorent ce qu’ils qualifient de désengagement du gouvernement.

« Nous avons affirmé le besoin urgent de réformer la loi forestière en priorisant un modèle de gestion régionalisée du territoire », rappelle Gérald Beaulieu, préfet de la MRC de La Matanie. Il invite le ministre à soutenir la création de sociétés régionales d’aménagement forestier et à y consacrer les ressources nécessaires.

Même son de cloche du côté de Serge Pelletier, préfet de la MRC du Témiscouata. Il souligne que le territoire forestier du Bas-Saint-Laurent est composé à 45 % de tenure privée et à 55 % de tenure publique, et insiste sur l’importance d’un traitement équitable pour assurer la vitalité des communautés forestières.