Fermes et forêt | Le Bloc Québécois réclame une aide fiscale

Guylain Jean | 24 février 2026 | 10:06
Maxime Blanchette-Joncas. Crédit photo : Courtoisie

Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et La Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, presse le gouvernement fédéral d’accorder aux producteurs agricoles l’accès à une déduction fiscale immédiate de 100 % des investissements réalisés dans les bâtiments agricoles.

Dans un communiqué publié le 23 février à Ottawa, l’élu du Bloc Québécois propose que les dépenses liées à la rénovation et à la modernisation des installations agricoles puissent être entièrement déduites dès l’année de l’investissement. Une mesure semblable est déjà offerte au secteur manufacturier afin de stimuler les projets et l’innovation.

Selon le parti, il s’agit d’une question d’équité fiscale. Les producteurs agricoles font face à des investissements majeurs, notamment pour se conformer aux normes en matière de bien-être animal. Dans une région qui compte près de 2 000 fermes et où les recettes agricoles atteignent environ 630 millions de dollars annuellement, les besoins de modernisation sont considérables. L’agriculture y génère d’ailleurs près de 3 800 emplois directs.

« Il est difficilement justifiable que le secteur manufacturier bénéficie déjà de cette mesure pour encourager ses projets, alors que les producteurs agricoles, eux aussi confrontés à des investissements majeurs, en soient exclus. Nos producteurs demandent l’équité, pas un privilège », soutient M. Blanchette-Joncas.

Le député souligne également les retombées positives qu’aurait une telle mesure sur l’industrie forestière du Bas-Saint-Laurent. Le secteur fait vivre des milliers de familles, soutient plus de 6 000 emplois directs et indirects, regroupe près de 250 entreprises et représente environ 10 % de la récolte de bois du Québec. Dans un contexte marqué par les droits compensateurs américains, encourager l’utilisation du bois d’ici dans la construction et la rénovation de bâtiments agricoles permettrait de stimuler la demande locale.

« Favoriser le bois dans les infrastructures agricoles, c’est appuyer directement notre industrie forestière tout en répondant aux besoins des producteurs. Soutenir l’agriculture et la forêt avec une seule mesure fiscale, c’est du gros bon sens », conclut le député, qui estime qu’il s’agit d’un levier concret pour protéger des milliers d’emplois en région.