Simon Beauchesne tourne le dos au PQ et donne son appui à Louise Moreault

Guylain Jean | 30 septembre 2026 | 09:15
Louise Moreault et Simon Beauchesne. Crédit photo : Courtoisie

Simon Beauchesne, qui souhaitait représenter le Parti québécois dans Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques, a finalement choisi de donner son appui à la candidate du Parti conservateur du Québec, Louise Moreault.

En entrevue à O 95,5, l’homme d’affaires affirme avoir été déçu, non pas tant de ne pas avoir été retenu comme candidat péquiste, mais plutôt du processus de sélection. Il dit avoir passé une entrevue devant un comité du parti, sans obtenir par la suite les raisons du rejet de sa candidature.

Simon Beauchesne estime que les membres du Parti québécois auraient dû avoir davantage leur mot à dire dans le choix du candidat. Il critique notamment l’appui accordé par le chef Paul St-Pierre Plamondon et le député Pascal Bérubé à Ariane Boyer lors de la course à l’investiture. Cette situation l’aurait progressivement amené à perdre confiance envers le parti.

Le propriétaire d’une entreprise dans le secteur automobile affirme également demeurer souverainiste, mais se décrit comme étant de droite. Il dit avoir été en désaccord avec certaines orientations du Parti québécois, notamment sur la gestion des finances publiques et la taxe carbone.

Son cheminement l’a finalement conduit vers Louise Moreault et le Parti conservateur du Québec. Simon Beauchesne dit se reconnaître dans le discours de la candidate, qu’il décrit comme authentique et attachée à ses convictions.

Il cite notamment parmi les propositions conservatrices l’abolition de Santé Québec, la suppression de la TVQ sur les biens usagés, une réduction de l’impôt sur le premier palier de revenu, l’abolition de la taxe carbone et une baisse du taux d’imposition des entreprises.

Simon Beauchesne précise toutefois qu’il demeure souverainiste. Selon lui, les idées du Parti conservateur du Québec méritent d’être représentées à l’Assemblée nationale, même si elles ne correspondent pas à son attachement à la souveraineté du Québec.

Son appui à Louise Moreault constitue donc l’aboutissement d’un cheminement amorcé avec sa volonté de devenir candidat péquiste et qui l’a finalement mené vers une formation politique dont il dit davantage partager les orientations économiques et fiscales.