Une citoyenne du Témiscouata s’inquiète de l’impact du développement éolien sur la forêt régionale

Guylain Jean | 22 juillet 2026 | 07:57

Dans une lettre ouverte, Tina Daudelin, co-porte-parole du comité citoyen Éoloin Témiscouata, s’inquiète de l’ampleur du développement éolien projeté au Bas-Saint-Laurent et de ses répercussions sur la forêt publique.

Elle souligne qu’alors qu’un différend oppose actuellement les secteurs forestier et acéricole concernant l’utilisation d’environ 1 000 hectares de terres publiques, les projets éoliens envisagés dans la région pourraient, selon elle, entraîner la perte de plusieurs milliers d’hectares de superficie forestière.

Mme Daudelin affirme que les infrastructures nécessaires à l’implantation des parcs éoliens, notamment les chemins d’accès, les aires d’entreposage, les fondations des éoliennes et les postes de transformation, nécessitent d’importants travaux de déboisement et de modification des sols.

La porte-parole du comité Éoloin cite plusieurs projets actuellement en développement ou à l’étude au Bas-Saint-Laurent et dans les régions voisines. Selon ses estimations, l’ensemble de ces projets pourrait représenter plus de 1 300 éoliennes industrielles, en plus des lignes de transport d’électricité requises pour raccorder les installations au réseau d’Hydro-Québec.

Dans sa lettre, elle soutient que la multiplication des projets risque d’avoir des conséquences sur des secteurs économiques qu’elle considère essentiels à la région, notamment la foresterie, l’acériculture et le tourisme.

Tina Daudelin invite finalement les décideurs, les utilisateurs de la forêt et les entrepreneurs à réfléchir aux impacts à long terme de l’industrialisation du territoire forestier et à prendre des mesures pour préserver les écosystèmes économiques et l’attractivité du Bas-Saint-Laurent.