La SQ confirme que le fugitif québécois All Boivin a été arrêté en Espagne
Le logo de la Sûreté du Québec est photographié à Ottawa, le dimanche 28 septembre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Spencer Colby Le fugitif québécois All Boivin a été arrêté par une instance européenne à Marbella, en Espagne, a annoncé vendredi la Sûreté du Québec (SQ).
La SQ, qui disait plus tôt être en contact avec les autorités espagnoles au sujet de l’un des fugitifs les plus recherchés du Canada, a confirmé qu’All Boivin, originaire du Saguenay, a bel et bien été arrêté par le European Operational Team (EOT).
Il était en fuite depuis le 15 février 2023 et fait l’objet de mandats d’arrêt à l’échelle nationale pour des crimes tels que gangstérisme, voies de fait graves, enlèvement, séquestration, introduction par effraction, trafic d’armes et trafic de substances.
Le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, a partagé la nouvelle sur les réseaux sociaux et a félicité la SQ, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et Interpol pour leur travail.
Selon la police, Boivin est un proche collaborateur de Dave «Pic» Turmel, le chef présumé de la Blood Family Mafia, qui a été arrêté en Italie en mars 2025 et attend son extradition.
La Blood Family Mafia serait engagée dans une guerre de territoire sanglante au Québec contre des gangs de motards.
Boivin est le deuxième fugitif le plus recherché au Canada selon le programme Bolo, géré par une association caritative canadienne en partenariat avec les forces de police du pays.
Avant son arrestation, Turmel figurait en tête de la liste des criminels les plus recherchés au Canada.
Dans une déclaration, la directrice générale de la SQ, Johanne Beausoleil, a affirmé vendredi que l’arrestation d’All Boivin constituait «une étape importante pour la sécurité publique au Québec et pour la lutte contre le crime organisé».
«Il s’agit du résultat d’un travail d’enquête soutenu, rigoureux et mené sur une longue période par les équipes de la Sûreté du Québec, en étroite collaboration avec plusieurs partenaires policiers au Québec, au Canada et à l’international», a-t-elle fait valoir, ajoutant que les «procédures judiciaires suivront leur cours».