Une route de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup au 4e rang du palmarès provincial des pires routes

Guylain Jean | 12 mai 2026 | 08:28
Crédit photo : CAA-Québec

La campagne Les pires routes de CAA-Québec révèle cette année un fort mécontentement des automobilistes québécois envers l’état du réseau routier. En 2026, plus de 6700 votes ont été enregistrés, soit plus du double de la participation de l’an dernier. L’Outaouais domine le classement provincial avec six routes parmi les dix pires du Québec, tandis que le chemin Pink, à Gatineau, décroche le titre peu enviable de pire route de la province.

Au Bas-Saint-Laurent, plusieurs artères figurent aussi parmi les routes les plus décriées de la région. Le chemin du Lac-Saint-François (4e au Québec) et le 3e Rang du Sud-du-Lac, tous deux à Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, arrivent en tête du palmarès régional. Le boulevard Armand-Thériault, à Rivière-du-Loup, fait également partie des routes pointées du doigt par les usagers.

D’autres secteurs du Bas-Saint-Laurent sont aussi visés, notamment l’avenue du Phare Ouest et la route Athanase à Matane, le chemin de Rivière-Verte à Saint-Antonin, le chemin du 3e-Rang-du-Bic à Rimouski, la route 132 à Saint-Fabien ainsi que la rue Notre-Dame Ouest à Trois-Pistoles.

Selon CAA-Québec, le problème ne touche pas uniquement les routes provinciales. L’organisation souligne que plusieurs infrastructures municipales souffrent également d’un important déficit d’entretien. Une seule route relevant du ministère des Transports et de la Mobilité durable apparaît d’ailleurs dans le classement principal provincial.

L’organisme note également une hausse marquée des crevaisons au Québec. Sur l’île de Montréal, les interventions pour des pneus endommagés ont bondi de 26 % depuis le début de l’année comparativement à 2025. À l’échelle provinciale, la hausse atteint 11,4 %.

CAA-Québec affirme vouloir maintenir la pression sur les autorités en créant le Regroupement pour de meilleures routes au Québec, une coalition réunissant associations et experts afin de réclamer davantage d’investissements pour l’entretien du réseau routier.