Plus de 500 citoyens réunis pour la survie des soins de santé au Témiscouata

Guylain Jean | 11 mai 2026 | 19:51
Crédit photo : Francois Joseph - Arsenal Media

Des centaines de personnes ont pris part, lundi en fin de journée, à une rencontre publique à l’Église de Notre-Dame-du-Lac et à une marche par la suite vers l’hôpital afin de réclamer le maintien des soins de santé de proximité au Témiscouata. La mobilisation était organisée par le comité citoyen Sauvons nos services de santé au Témiscouata.

Les participants dénoncent notamment la fermeture temporaire du service d’obstétrique, suspendu depuis près d’un an, et craignent que d’autres services soient éventuellement touchés.

Les gens présents ont pu entendre des témoignages de citoyens et de travailleurs du milieu de la santé soulignant l’importance de l’hôpital pour la communauté. Il y a eu aussi des interventions de représentants du milieu économique, politique et communautaire. Le député fédéral, Bernard Généreux était notamment présent, ainsi qu’un représentant de la députée ministre, Amélie Dionne.

La porte-parole du comité, Marie-Lyne Michaud, affirme que la population refuse de voir les soins diminuer en raison de la réalité régionale.

Selon elle, l’absence prolongée du service d’obstétrique soulève plusieurs inquiétudes quant à l’avenir du bloc opératoire et au maintien des spécialistes en région, notamment en chirurgie et en anesthésie.

Le comité rappelle également que plusieurs études démontrent une hausse des risques de complications périnatales lorsque les femmes enceintes doivent parcourir plus de 50 kilomètres pour recevoir des soins obstétricaux.

Crédit photo : Francois Joseph – Arsenal Media

Actuellement, le service d’obstétrique de Notre-Dame-du-Lac ne peut reprendre ses activités, faute d’effectifs suffisants. Douze infirmières à temps complet sont nécessaires pour assurer une couverture sécuritaire en continu.

Les organisateurs soutiennent que les solutions appliquées dans les grands centres ne répondent pas aux réalités des communautés rurales. Ils souhaitent que Québec mette en place des mesures adaptées aux régions.

D’autres actions pourraient suivre au cours des prochaines semaines. Le comité évoque notamment la possibilité d’une mobilisation provinciale réunissant plusieurs régions confrontées à des enjeux similaires en matière de services de santé.

Une rencontre est d’ailleurs prévue le 25 mai entre des représentants du milieu et le CISSS du Bas-Saint-Laurent afin de discuter de la situation.