Un accidenté du travail de Dégelis dénonce son parcours avec la CNESST
Carl Raymond. Crédit photo : Guylain Jean - Arsenal Media Près de deux ans après un accident de travail survenu dans le Nord canadien, un entrepreneur de Dégelis affirme être toujours engagé dans un long combat administratif pour faire reconnaître l’ampleur de ses blessures.
Carl Raymond a raconté son histoire lors d’une entrevue accordée à la radio O 95,5 Témiscouata. L’accident est survenu en juillet 2024 alors qu’il travaillait à Clyde River, sur l’île de Baffin, dans le cadre d’un chantier d’installation d’infrastructures électriques.
Selon son témoignage, il participait à la manipulation d’une lourde structure suspendue lorsqu’un mouvement inattendu aurait provoqué une importante compression au niveau du dos. Il affirme avoir immédiatement ressenti des engourdissements dans les jambes.
Bien qu’il soit lui-même employeur, Carl Raymond indique être couvert par la CNESST. Il soutient avoir rapidement déclaré son accident et entrepris les démarches médicales recommandées.
Toutefois, il affirme que le principal point de litige avec l’organisme concerne la reconnaissance de son état de santé. Selon lui, alors que plusieurs médecins consultés auraient identifié des atteintes plus importantes à la colonne vertébrale, incluant notamment des sténoses foraminales et d’autres problèmes lombaires, la CNESST maintiendrait un diagnostic plus limité.
Carl Raymond dit avoir multiplié les démarches au fil des mois : révision administrative, dépôt de documents médicaux supplémentaires et recours devant le Tribunal administratif du travail. Il soutient que certains éléments médicaux n’auraient pas été suffisamment pris en compte dans l’évaluation de son dossier.
Malgré les difficultés, il tient à souligner le soutien reçu des équipes médicales du Témiscouata et de Rivière-du-Loup, qu’il remercie pour leur accompagnement.
L’homme souhaite maintenant que son témoignage puisse sensibiliser d’autres accidentés du travail confrontés à des démarches similaires et encourager une réflexion sur l’accès aux recours et à l’accompagnement dans ce type de dossier.
Au moment de l’entrevue, il indiquait être toujours en attente de développements dans son dossier.