Le Parti Québécois dénonce les compressions de 120 M$ à la Sûreté du Québec

Maxime Morin | 8 janvier 2026 | 07:40
Pascal Bérubé, Méganne Perry Melançon, Joël Arseneau, Paul-St-Pierre Plamondon, Catherine Gentilcore, Alex Boissonneault et Pascal Paradis. Photo courtoisie PQ

Le Parti Québécois (PQ) s’oppose fermement aux compressions budgétaires de 120 millions de dollars imposées à la Sûreté du Québec (SQ) par le gouvernement caquiste, affirmant qu’un éventuel gouvernement péquiste ne ferait « aucun compromis » sur le financement de la police.

Lors d’une déclaration faite mardi, le chef du PQ et député de Camille-Laurin, Paul St-Pierre Plamondon, accompagné du porte-parole en matière de sécurité publique et député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, a dénoncé ce qu’il qualifie de « compressions historiques », représentant près de 10 % du budget annuel de la SQ.

Selon le PQ, ces compressions entraîneraient la fermeture d’une douzaine de postes de police auxiliaires en région, la réduction des effectifs, l’abolition de la direction des crimes financiers ainsi que la suppression de certaines patrouilles de nuit. Des décisions qui auraient, selon les deux élus, des impacts directs sur la sécurité publique, particulièrement dans les régions où la SQ est le seul corps policier.

« L’ironie est palpable », a soutenu M. St-Pierre Plamondon, rappelant que le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) affirmait récemment faire de la sécurité des Québécois une priorité. « Aujourd’hui, il choisit plutôt de réduire les services policiers et d’abolir des unités spécialisées, notamment celles chargées d’enquêter sur les crimes financiers et l’usurpation d’identité », a-t-il ajouté.

Le chef péquiste estime que la disparition de cette direction est d’autant plus préoccupante que les crimes financiers, particulièrement ceux visant les aînés, sont en hausse. Il attribue ces compressions aux déficits accumulés par le gouvernement et à ce qu’il décrit comme un éloignement des missions fondamentales de l’État.

De son côté, Joël Arseneau s’inquiète des conséquences concrètes sur le terrain. Il souligne que les policiers agissent souvent comme premiers répondants et que la réduction des patrouilles de nuit pourrait allonger les délais d’intervention en région. Il a également remis en question la capacité de la SQ à couvrir efficacement l’ensemble du territoire advenant la réduction de sa flotte d’hélicoptères, un outil jugé essentiel lors d’opérations de recherche et de sauvetage.

Interrogé à ce sujet, le premier ministre François Legault aurait plutôt dirigé ses critiques vers les médecins et les syndicats, une réaction que le PQ qualifie d’inadéquate. « Le gouvernement doit assumer les conséquences de ses décisions », a conclu Paul St-Pierre Plamondon, réitérant que, pour le Parti Québécois, la sécurité des Québécois ne saurait faire l’objet de compromis.