L’APNQL dénonce l’entente portant sur les caribous
Photo Depositphotos L’Assemblée des Premières nations Québec Labrador (APNQL) a dénoncé l’entente conclue entre les gouvernements du Québec et du Canada à la fin juin concernant la protection et le rétablissement du caribou. Selon l’assemblée, il s’agit davantage une opération de communication qu’une véritable réponse à l’urgence de protéger les caribous.
Ils estiment que l’entente a été présentée comme une avancée majeure mais qu’elle demeure essentiellement symbolique et ne répond pas aux enjeux dits fondamentaux pour la protection de l’espèce et au rôle des Premières nations.
L’APNQL déplore que le gouvernement du Québec tarde à mettre en œuvre une stratégie attendue depuis 2019, alors que le fédéral n’aurait pas donné suite à la possibilité d’un décret d’urgence qui avait été recommandé pour protéger des populations caribou
« Face à cette inaction, les Premières nations ont agi elle-même afin de défendre les habitats essentiels à la survie de l’espèce », précise l’APNQL qui ajoute n’avoir été informée qu’à peine 24 heures avant son annonce, une façon de faire qu’elle juge incompatible avec l’obligation de consulter et le principe du consentement préalable, libre et éclairé du droit canadien et international.
« Cet accord n’est que de la poudre aux yeux : il repose sur des intentions plutôt que sur des engagements contraignants et perpétue une approche où nos droits, nos responsabilités et nos connaissances sont relégués au second plan. Le Canada a clairement choisi la voie du moindre effort : injecter des fonds et privilégier des compromis au détriment d’action collaboratives et contraignantes, estime le chef de l’APNQL, Francis Verreault-Paul.