Développement éolien : Éoloin veut davantage de garanties d’Hydro-Québec

Guylain Jean | 13 mai 2026 | 08:08
Image d'illustration par Despositphotos

Le comité citoyen Éoloin de Packington demande à Hydro-Québec de resserrer les règles entourant le développement éolien au Témiscouata et au Bas-Saint-Laurent.

Le groupe affirme que les mesures annoncées récemment par la société d’État demeurent insuffisantes pour assurer un développement respectueux des communautés et de l’environnement.

Dans un communiqué publié mardi, le comité revient sur une rencontre tenue le 30 mars dernier avec des représentantes d’Hydro-Québec concernant le projet de ligne de transport Axe Appalaches–Bas-Saint-Laurent et les futurs projets éoliens associés.

Éoloin salue certains engagements d’Hydro-Québec, notamment l’obligation de consulter les citoyens avant le dépôt des projets aux appels d’offres, l’annonce d’analyses des impacts cumulatifs à l’échelle régionale ainsi que la prise en charge des projets de 1000 mégawatts et plus par Hydro-Québec.

Le comité estime toutefois qu’il manque encore plusieurs garanties importantes. Il réclame notamment des études indépendantes sur les impacts cumulatifs des projets éoliens, une véritable acceptabilité sociale permettant aux communautés de refuser un projet, ainsi qu’un meilleur encadrement pour éviter la multiplication d’éoliennes dispersées dans les municipalités rurales.

Le groupe demande également que les projets démontrent clairement leur utilité pour les besoins énergétiques du Québec et non principalement pour l’exportation ou les profits privés.

Éoloin insiste aussi sur la protection de l’eau potable, de l’environnement et de la santé publique, rappelant que le Témiscouata compte plus de 800 lacs et rivières et de nombreuses résidences alimentées par des puits privés.

Le comité citoyen réclame finalement un moratoire sur les nouveaux projets afin de permettre la tenue d’un BAPE générique sur l’ensemble de la filière éolienne au Québec.

Malgré ses critiques, Éoloin remercie Hydro-Québec pour son écoute et affirme vouloir participer activement aux prochaines consultations publiques.