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Chefferie caquiste: Fréchette veut ramener le PEQ et offrir un clause grand-père
Christine Frechette, à droite, et le ministre de l'Immigration, Jean-François Roberge, s'adressent aux médias lors de la réunion du caucus de la Coalition Avenir Québec (CAQ) à Trois-Rivières, au Québec, le mardi 27 janvier 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi Après avoir été interpellée par son rival Bernard Drainville, la candidate à la chefferie caquiste Christine Fréchette propose désormais de ramener le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) pour une durée de deux ans afin de donner une «clause grand-père» aux immigrants qui étaient présents sur le territoire québécois au moment de sa fermeture.
Christine Fréchette dit aussi vouloir réduire «du même nombre les invitations du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) afin de respecter nos seuils d’immigration».
«Cette période de transition de deux ans permettra d’offrir une voie de passage juste et prévisible à celles et ceux qui sont déjà intégrés ici. Deux ans pour rétablir la confiance et mettre en place graduellement une réforme durable», a-t-elle écrit sur Facebook mardi.
Du même souffle, elle accuse son rival dans la course Bernard Drainville de promettre une «fausse clause grand-père», arguant qu’il «restreint les personnes admissibles, et ce, sans préciser sa cible d’immigration».
«Sa proposition de réduire en conséquence les cibles d’immigration temporaire démontre sa méconnaissance du fonctionnement de notre système d’immigration. On ne peut pas gérer ces enjeux complexes avec des solutions simplistes», ajoute la candidate à la succession de François Legault.
Pour sa part, M. Drainville s’est engagé à donner une clause grand-père aux travailleurs temporaires dans les secteurs prioritaires, comme la santé ou encore l’éducation.
Rappelons que le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge – qui appuie Christine Fréchette dans la chefferie – , a mis fin au PEQ en novembre dernier. Ce programme permettait aux travailleurs étrangers temporaires et aux étudiants étrangers d’obtenir leur résidence permanente.
La décision du ministre ne cesse d’être décriée de toutes parts. La semaine dernière, il s’est engagé à ce que les dossiers des travailleurs étrangers du secteur de la santé soient traités en priorité dans le PSTQ.
Legault s’ingère encore dans la course
Plus tôt, le premier ministre François Legault s’en était pris à la position de Bernard Drainville, qui est en faveur d’une clause grand-père pour certains immigrants, laissant entendre qu’elle était beaucoup trop permissive.
En mêlée de presse à Montréal, M. Legault a prévenu qu’une telle clause de droits acquis permettrait à 350 000 immigrants temporaires déjà présents au Québec de déposer une demande afin d’obtenir une voie rapide vers la résidence permanente.
«Techniquement, il pourrait y avoir 350 000 travailleurs temporaires qui déposent une demande dans le PEQ s’il y avait une clause grand-père, a-t-il affirmé. On ne peut pas dire demain matin: « On ouvre la possibilité d’un PEQ à 350 000 travailleurs temporaires ».
«Là, ce que je comprends, c’est qu’il y a des partis d’opposition, et peut-être un de nos candidats, qui disent: « Il faudrait peut-être faire des exceptions ». Pour combien? 1000? 10 000? 100 000 personnes?» a-t-il demandé.
M. Legault a martelé que selon lui, il fallait réduire le nombre d’immigrants temporaires à Montréal et à Laval.
Le premier ministre a fait ces déclarations avant le message de Christine Fréchette sur les réseaux sociaux.