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Des consultations publiques pour améliorer les services de première ligne dans les Basques et au Témiscouata
Le Dr Jean-Christophe Carvalho,
PDG du CISSS du Bas-Saint-Laurent. Capture d'écran Le CISSS du Bas-Saint-Laurent tiendra des consultations publiques afin de revoir et améliorer l’organisation des services de première ligne dans les Basques et au Témiscouata, secteur Pohénégamook. La population est invitée à participer à ces rencontres qui auront lieu le 17 février, de 18 h à 20 h, à l’auditorium de l’école secondaire de Pohénégamook, ainsi que le 18 février, aux mêmes heures, à l’auditorium de l’école secondaire de Trois-Pistoles.
Ces consultations surviennent dans un contexte où l’organisation actuelle des urgences de Trois-Pistoles et de Pohénégamook n’a pas été modifiée depuis plusieurs années, malgré l’évolution des besoins de la population. Les données démontrent une faible fréquentation nocturne des urgences, peu de cas graves et une majorité de besoins relevant de la première ligne, ce qui amène le CISSS à repenser le modèle actuel afin d’assurer des services sécuritaires, durables et adaptés.
Pour mener cette démarche, le CISSS du Bas-Saint-Laurent s’appuie sur l’expertise de la Chaire interdisciplinaire sur la santé et les services sociaux pour les populations rurales (CIRUSSS) de l’UQAR, qui accompagnera les citoyens et les partenaires du milieu dans l’identification de solutions innovantes et adaptées aux réalités locales.
Selon le président-directeur général du CISSS du Bas-Saint-Laurent, le Dr Jean-Christophe Carvalho, l’objectif est de définir un nouveau modèle de soins tenant compte des enjeux persistants de main-d’œuvre au Centre hospitalier de Trois-Pistoles et au CLSC de Pohénégamook, une situation appelée à se détériorer et pouvant entraîner des ruptures de services si rien n’est fait.
Le CISSS réaffirme toutefois que l’accessibilité aux soins 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, n’est pas remise en question. L’organisation assure également vouloir maintenir une offre de services de proximité stable et continue pour la population.
Parmi les pistes envisagées, le CISSS souhaite bonifier l’offre de soins à domicile, particulièrement dans un contexte de vieillissement démographique marqué, afin de traiter davantage de patients à la maison et de réduire les déplacements vers les urgences. Un rehaussement de la desserte ambulancière est aussi prévu, permettant une orientation plus rapide des patients vers les hôpitaux de Notre-Dame-du-Lac, Rivière-du-Loup ou Rimouski.
Le CISSS précise enfin que cette démarche n’est pas motivée par des impératifs financiers. Aucune modification à l’offre actuelle de services ne sera apportée avant l’automne 2026, laissant le temps nécessaire pour élaborer, avec la population, le modèle le mieux adapté aux besoins des deux territoires.