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Une salle comble pour la sauvegarde des services d’urgence 24-7 à Pohénégamook
Crédit photo : Syndicat APTS Bas-Saint-Laurent Une forte mobilisation citoyenne s’est tenue mercredi soir à Pohénégamook, où près de 400 personnes ont rempli une église du quartier Estcourt afin de réaffirmer leur opposition à toute réduction des services d’urgence offerts au CLSC local.
Réunis dans le cadre d’une consultation publique organisée par le Comité pour le maintien des services médicaux d’urgence 24/7 (MDSMU24/7), les participants ont lancé un message sans équivoque aux autorités : l’urgence de Pohénégamook doit demeurer accessible en tout temps. Malgré les assurances données à l’automne par le CISSS du Bas-Saint-Laurent quant au maintien de l’urgence 24 heures sur 24, l’inquiétude demeure bien présente au sein de la population du Transcontinental.
Au terme de la rencontre, la vaste majorité des citoyens présents ont apposé leur signature à une lettre destinée à la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, ainsi qu’à la députée de Rivière-du-Loup – Témiscouata – Les Basques, Amélie Dionne. Ils y réclament l’instauration d’un moratoire d’un an sur tout changement éventuel aux services d’urgence, afin de permettre un véritable dialogue avec les décideurs.
Le porte-parole du comité (MDSMU24/7), Gilles Pelletier, affirme que la population ne s’oppose pas au changement, mais exige des échanges transparents et sincères avec le réseau de la santé. Tout comme la population de Trois-Pistoles, qui vit la même problématique, il soutient que plusieurs citoyens ont l’impression que le modèle de services envisagé est déjà déterminé, malgré les consultations annoncées.
De son côté, le maire de Pohénégamook, Benoit Morin, estime que la mobilisation citoyenne envoie un signal fort au gouvernement. Selon lui, le maintien de l’urgence actuelle est non négociable pour la communauté.
La grogne populaire s’est également nourrie de révélations récentes laissant entendre que le CISSS envisage, depuis 2024, une réduction des services d’urgence à Pohénégamook, possiblement à 12 heures par jour. Une hypothèse vivement dénoncée par le comité citoyen, qui réclame des garanties claires quant à l’avenir de l’établissement.