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McDonald’s Canada gèle le prix du petit café et des menus McValeur pendant un an
Annemarie Swijtink. La Presse Canadienne/Handout-McDonald's Canada
(Mandatory Credit) Lorsque Annemarie Swijtink a pris les rênes de McDonald’s Canada, en septembre, les chaînes de restauration rapide étaient sous le feu des critiques.
La réduction des troupeaux de bovins avait fait grimper le prix du bœuf haché, tandis que les changements climatiques et les maladies des cultures mettaient à mal un autre produit de base des restaurants: le café.
Pris entre deux feux, les consommateurs s’inquiétaient des tensions tarifaires et voyaient le prix de leurs chaînes de restauration rapide préférée dépasser leur budget.
Mme Swijtink tente aujourd’hui d’apporter un peu de répit.
Elle a annoncé mardi que McDonald’s Canada allait geler le prix d’une petite tasse de café à 1 $ pendant au moins un an et baisser le prix de ses menus McValeur à 5 $ pendant la même période.
Ces menus coûtent environ 6 $ depuis leur lancement en 2024. Ils comprennent soit un Junior au poulet, un McDouble ou un wrap au poulet, accompagnés de petites frites et d’une boisson au distributeur. Une nouvelle gamme de petits-déjeuners McValeur comprend un McMuffin saucisse, un Burrito déjeuner, un bagel avec du fromage à la crème ou un McCrêpe saucisse, accompagnés d’un petit café et d’une patate.
Selon Mme Swijtink, la raison de ce gel des prix est simple: c’est ce que veulent les clients.
«Les Canadiens sont confrontés à des difficultés et à une insécurité financière. Nous sommes à leur écoute et leur offrons ce qu’ils veulent», a-t-elle ajouté.
McDonald’s Canada est en mesure de répondre à cette demande, car certaines de ses relations avec les agriculteurs et les fournisseurs remontent à plus de 50 ans et ses 1500 restaurants lui permettent de réaliser des économies grâce à ses volumes élevés, a expliqué Mme Swijtink.
Cette promesse survient alors que la perception du public à l’égard de la restauration rapide a évolué ces dernières années. Plus que jamais, les gens réfléchissent à deux fois avant de sortir leur carte de crédit et, lorsqu’il s’agit de manger à l’extérieur, ils sont prêts à aller là où ils trouveront le meilleur rapport qualité-prix.
McDonald’s n’a pas été épargné. Les clients se plaignent désormais régulièrement du prix des produits phares du menu, comme le Big Mac, ou des offres à durée limitée, comme les récents repas sur le thème du Grincheux.
«Si vous êtes ce type de consommateur, vous vous rendez au restaurant et vous constatez que les menus combinés peuvent coûter plus de 10 $, ce qui influence négativement votre perception de la valeur», a indiqué Christopher Kempczinski, PDG mondial, lors d’une conférence téléphonique sur les résultats financiers en août.
«Nous devons remédier à cela», a-t-il ajouté.
Mme Swijtink semble être d’accord. Cette cadre néerlandaise, qui a fait ses débuts chez McDonald’s pendant ses études secondaires et qui était auparavant directrice générale des opérations aux Pays-Bas, a visité des restaurants canadiens au cours de ses premiers mois en poste.
Elle a appris que les Canadiens sont beaucoup plus amateurs de café que les Néerlandais, qui, selon elle, ont davantage d’affinités pour le fromage, mais surtout, elle a réalisé que la valeur est au cœur des attentes des consommateurs ici.
C’est pourquoi elle en a fait sa priorité absolue pour 2026, suivie par l’innovation.
La stratégie semble être similaire dans l’ensemble du secteur. Ces derniers mois, Tim Hortons et Wendy’s ont tous deux vendu des formules repas au Canada et Burger King a également commercialisé de petits combos similaires au menu McValeur de McDonald’s dans le pays.
Mme Swijtink soutient que les offres concurrentes ne sont pas une mauvaise chose.
«Le marché est très concurrentiel et, du point de vue des clients, c’est une très bonne chose, car cela nous pousse toujours à nous améliorer», a-t-elle soutenu.