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Fin du PRCC : Ottawa met fin à 25 M$ d’aide, le député Blanchette-Joncas dénonce une décision irresponsable
Maxime Blanchette-Joncas en Chambre le 5 décembre 2025. Crédit photo : Courtoisie Le gouvernement fédéral mettra fin, le 31 mars prochain, au Programme de réponse aux campements et aux crises (PRCC), amputant ainsi le Québec d’une aide de 25 millions de dollars destinée à soutenir les interventions en itinérance. Une décision qui survient alors que l’itinérance visible a bondi de 44 % en quatre ans dans la province, selon les données évoquées par le député de Rimouski–La Matapédia, Maxime Blanchette-Joncas.
Pour le député, Ottawa « ferme les yeux » sur une crise qui ne cesse de s’aggraver, y compris dans le Bas-Saint-Laurent.
« Le gouvernement libéral est complètement déconnecté de notre réalité. L’itinérance progresse, les campements se multiplient et des gens basculent dans la rue. Comment peuvent-ils ignorer l’ampleur de cette crise ? », déplore-t-il.
Les organismes communautaires craignent déjà des impacts majeurs : précarité accrue, ruptures de suivi psychosocial, baisse de l’accès aux services essentiels et multiplication des situations de crise.
Maxime Blanchette-Joncas rappelle que la lutte à l’itinérance repose largement sur les efforts conjoints du terrain. Il cite notamment l’ouverture récente, le 17 septembre, d’un nouveau centre d’hébergement d’urgence à Rimouski, un projet mené par la Ville, le CISSS du Bas-Saint-Laurent, l’organisme En tout C.A.S. et le gouvernement du Québec.
« Pendant que le milieu communautaire, le municipal et l’État québécois se mobilisent, le seul acteur qui recule aujourd’hui, c’est Ottawa », affirme-t-il.
Le député plaide pour que le fédéral transfère plutôt un financement stable et récurrent au Québec et aux provinces, estimant que celles-ci sont mieux placées pour répondre aux besoins du terrain.
« Les organismes ont besoin de financement prévisible pour maintenir les services essentiels. Plutôt que de laisser tomber ceux qui font le travail, Ottawa doit garantir la pérennité des sommes. C’est ça, agir de manière responsable face à la crise de l’itinérance », conclut-il.