Une étude sur la gestion des frontières en temps de pandémie

Kristina Michaud (Credit Photo: Bernard Thibodeau)

Le Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SÉCU) étudiera la question de la gestion des frontières canadiennes par le gouvernement libéral grâce à une motion, adoptée à l’unanimité, déposée par la députée bloquiste Kristina Michaud, également vice-présidente du comité.

La question des frontières canadiennes occupe une grande place dans la façon dont le gouvernement de Justin Trudeau a géré la crise de la Covid-19. Alors que l’heure est à la reddition de compte à la Chambre des communes, la députée s’intéresse aux mesures qui ont tardé à être mises en place en mars dernier et s’interroge sur les décisions arbitraires prises par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) quant aux passages à la frontière canado-américaine. Son appel a été entendu par les membres du comité qui ont accepté de se pencher sur la question.

« Le gouvernement a tardé à fermer ses frontières le printemps dernier alors que le Coronavirus faisait déjà des ravages chez nos voisins du sud. C’est d’ailleurs la ville de Montréal qui a dû intervenir à l’Aéroport Montréal-Trudeau. Cela a contribué à la propagation du virus qui venait visiblement de l’étranger et a nui à la sécurité publique des Québécois et des Canadiens. Nos concitoyens méritent de savoir pourquoi le gouvernement a tardé à agir! » explique la députée d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia ».

La députée a aussi fait adopter à l’unanimité une motion pour étudier la question des délinquants sexuels récidivistes qui ont commis des crimes violents, et entend inviter la Commission des libérations conditionnelles à témoigner sur leur implication dans des cas tels que celui de Michel Cox, un prédateur sexuel qui a récidivé après avoir été remis en liberté aux deux tiers de sa peine d’emprisonnement.