Un printemps exceptionnellement sec entraîne deux fois plus d’incendies

(Photo: SOPFEU)

Un retard dans la feuillaison dû aux températures fraîches de la première moitié du mois de mai, combiné à l’absence de précipitations et à des taux d’humidité exceptionnellement bas dans la deuxième moitié du mois ont favorisé l’éclosion d’un très grand nombre de feux de broussailles et de feux de forêt au cours de cette période.

Ainsi, pas moins de 273 incendies couvrant une superficie de 510,1 hectares ont été enregistrés durant cette période. C’est plus du double de la moyenne des dix dernières années à pareille date, qui est de 130 feux pour 22 826.21 hectares. Notons cependant que les superficies brûlées en 2020 sont bien en deçà de la moyenne, notamment en raison de la quasi-absence de feux de foudre qui brûlent souvent de plus grandes superficies.

Près de la moitié des incendies survenus au cours du mois de mai ont été causés par la perte de contrôle d’un brûlage de matières résiduelles ou d’un feu de camp fait par des résidents. Plusieurs de ces incendies, combattus par les pompiers municipaux et par ceux de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), sont survenus à proximité de zones habitées, entraînant des enjeux de sécurité civile.

La SOPFEU rappelle que le mois de juin marque le retour de certaines activités estivales comme la pêche, la randonnée et le camping. La prudence est de mise lorsque le feu est utilisé pendant ces activités en forêt. Bon an mal an, les feux de camp sont responsables de près de 50 incendies de forêt. Pour éviter une telle situation, la SOPFEU recommande d’utiliser un foyer muni d’un pare-étincelles ou de faire son feu de camp dans un endroit bien dégagé, sur un sol de terre battue, de sable ou de gravier ne contenant aucune matière combustible.