Saint-Antonin bientôt une ville?

© Gracieuseté de Saint-Antonin

La municipalité de Saint-Antonin doit sous peu changer de statut. Le village de quelque 4 000 âmes se verra sous peu accorder la dénomination de ville.

Cette transition pourrait avoir de profondes ramifications pour Saint-Antonin. Même si l’affaire n’est pas encore dans la poche (Québec n’ayant pas donné son feu vert officiel) Saint-Antonin n’hésite pas à affirmer dans un sondage présenté à sa population, qu’elle passera bientôt de municipalité à ville et qu’elle prépare son nouveau logo. Selon Michel Nadeau, maire de la municipalité depuis 2013, « ça va prendre de trois à cinq mois avant qu’on ait des nouvelles de Québec. Tout a l’air de suivre son cours ». Mais avec les élections municipales de novembre, Saint-Antonin aimerait bien pouvoir prendre les devants, d’autant qu’elle caresse de nombreux projets d’infrastructures et immobiliers.

« J’ai beaucoup de projets sur la table, il faut qu’ils avancent pour le bien-être de notre population ». Michel Nadeau maire. © Gracieuseté de Saint-Antonin

La municipalité qui se débrouille avec un budget annuel de 5,3 M$ : le changement de nom ne lui en donnera pas plus. Saint-Antonin espère cependant pouvoir puiser plus d’argent dans les coffres de Québec et d’Ottawa. « On espère avoir plus d’argent. Prenez l’exemple de Témiscouata-sur-le-Lac, Rivière-du-Loup. On espère pouvoir se faire entendre plus par nos députés. Quand tu es une ville, tu vas chercher un certain prestige, des portes vont s’ouvrir. J’ai beaucoup de projets sur la table, il faut qu’ils avancent pour le bien-être de notre population », ajoute M. Nadeau.

Construire à tout vent
Et Saint-Antonin saurait quoi faire d’une bourse mieux garnie. Elle a bien des projets qu’elle a dû mettre sur la glace faute d’avoir les ressources nécessaires. La municipalité voudrait se doter d’une patinoire couverte au Centre des Loisirs au coût de 4 M$. Une somme que la municipalité souhaite partager avec Ottawa et Québec. Sinon, le projet de transformation de l’Église en un Centre multifonctionnel suit son cours et doit décoller au mois d’août. « Il y a quelques années, on avait aussi un projet d’aréna. On attend la réponse d’un ministre. On vient de racheter une autre terre, ça donne plus d’un million de pieds carrés de terrain ». Avec la croissance démographique, Saint-Antonin espère pouvoir construire une nouvelle école et un CPE. La municipalité qui leur a réservé un terrain de vingt-deux mille mètres carrés. Puis, « le Centre des loisirs est vraiment désuet.

Il n’est même plus conforme à la grandeur », soutient le maire Nadeau qui voudrait bien voir des esquisses sortir de terre. « Tout ce qu’il y a à faire est de mettre la pelle mécanique là-dedans. »

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Les familles accourent
Les familles semblent trouver à Saint-Antonin les services et le cadre de vie qu’il leur faut. Sa proximité avec Rivière-du-Loup l’explique en partie. Et les grands employeurs comme Premier Tech et Tourbières Berger de Saint-Modeste l’aident aussi en ce sens. Pour preuve, la construction résidentielle va bon train. « Il s’est construit l’an dernier 37 unités d’habitation. Toutes les années, c’est 20 maisons et plus » précise le maire Nadeau qui se dit convaincu qu’il y en aura quarante de plus, dès l’an prochain. « Des projets sont sur la table pour près de 150 appartements », dit-il. Et c’est sans compter les 40 résidences unifamiliales qui sont dans les cartons. « La municipalité a acheté un terrain et au printemps on va être capable d’avoir un projet d’au minimum 27 logements. Un terrain est aussi réservé au commercial. Sur huit ans, la municipalité aura dépensé 600 000 $ pour acheter des terrains, sans emprunter un cent pour agrandir les infrastructures de la municipalité », affirme M. Nadeau. « À part Rivière-du-Loup, il n’y a pas une municipalité qui délivre autant de permis de construction. On prépare le terrain pour que les gens qui viennent s’établir ici soient heureux. On est en train d’en récolter les fruits », ajoute le maire Michel Nadeau.

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