Québec annonce la signature d’avis légaux pour des biens patrimoniaux au Bas-Saint-Laurent

Cathédrale de Saint-Germain de Rimouski. Photo tirée du site du Diocèse de Rimouski

Le ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, annonce qu’en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, il a signé un avis d’intention de classement pour le tabernacle du maître-autel de l’église Notre-Dame-de-Liesse, à Rivière-Ouelle. Il classe également la cathédrale de Saint-Germain, à Rimouski, et trois de ses biens mobiliers.

Réalisé en 1704 par le sculpteur parisien Philippe Hulot, le tabernacle du maître-autel de l’église Notre-Dame-de-Liesse est un rare exemple qui subsiste encore de ce type de meuble importé de France pendant le Régime français. Il est d’ailleurs le seul dont le fabricant est identifié. Œuvre importante, ce tabernacle présente une qualité d’exécution remarquable et un décor classique qui en ont fait un modèle pour les sculpteurs établis en Nouvelle-France.

La cathédrale de Saint-Germain, dont les travaux de construction ont débuté en 1854, est l’une des plus anciennes au Québec. L’important lieu de culte fait partie d’une série d’initiatives ambitieuses ayant contribué à transformer Rimouski en un pôle institutionnel de la région du Bas-Saint-Laurent. Le classement de cet immeuble patrimonial s’accompagne du classement de 3 de ses biens mobiliers, soit : le ciboire de la fabrique de la paroisse Saint-Germain, réalisé à Londres en 1857 par John Samuel Hunt, l’ancien tabernacle de la cathédrale de Saint-Germain, l’un des derniers meubles réalisés par Thomas Baillairgé, membre de la célèbre dynastie de sculpteurs et d’architectes de Québec et finalement le tableau intitulé Saint Germain d’Auxerre donnant une médaille à sainte Geneviève, qui est vraisemblablement réalisé à Paris entre 1738 et 1740, puis importé en Nouvelle-France. 

Par ces gestes, le ministre reconnaît ces biens à titre de témoins significatifs de l’histoire du Québec et souhaite assurer leur protection ainsi que favoriser leur connaissance et leur transmission au bénéfice des citoyennes et citoyens du Québec, et des générations futures.