Le quart des professionnelles et professionnels de l’éducation songent à quitter leur emploi

Les conditions de travail des professionnelles et professionnels de l’éducation œuvrant dans les écoles de la région du Grand-Portage sont à ce point difficiles que le quart d’entre eux songent à quitter leur emploi.

Tel est l’un des faits saillants qui ressort d’une enquête menée par la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ) et le Syndicat des professionnelles et professionnels des commissions scolaires du Grand-Portage (SPGP-CSQ) auprès de leurs membres des centres de services scolaires du Fleuve-et-des-Lacs ainsi que de Kamouraska–Rivière-du-Loup.

Parmi celles et ceux qui songent à quitter leur emploi pour une autre raison que la retraite, 60 % souhaiteraient occuper un emploi différent tout en demeurant dans le secteur public. La principale raison invoquée par celles et ceux qui souhaitent quitter leur emploi est le manque de reconnaissance pour 44 % d’entre eux.

La présidente du SPGP-CSQ, Johanne Gingras, ajoute que toutes les professionnelles et tous les professionnels interrogés déplorent de ne pas pouvoir intervenir auprès de tous les élèves ayant des besoins ni même agir dans un contexte de prévention.

Madame Gingras était en entrevue mardi à l’émission Info Plus sur Plaisir 95,5…

Entrevue Johanne Gingras

Pour sa part, Jacques Landry presse le gouvernement du Québec de profiter de la négociation en cours pour discuter sérieusement avec les porte-parole de la FPPE-CSQ afin d’identifier des mesures concrètes, notamment pour régler les problèmes urgents de manque de ressources
professionnelles. « Actuellement, les discussions, aux tables de négociation, piétinent. Le gouvernement ne propose rien de concret pour améliorer la situation actuelle, qui ne cesse de se détériorer », conclut le président de la FPPE-CSQ.