Le premier ministre Legault de passage à La Pocatière

© Ville de La Pocatière

La Ville de La Pocatière a reçu le premier ministre François Legault la semaine dernière. Le chef du gouvernement qui profitait nul doute de son passage à l’usine d’Inno-3B de Saint-Pacôme, où il annonçait dans les heures précédentes un soutien de 6,8 M$ dans le secteur de l’agriculture verticale.

Plusieurs officiels sont venus cette même journée accueillir le premier ministre, dont Vincent Bérubé, maire de la Ville de La Pocatière, Rosaire Ouellet, maire de la Municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, ainsi que les directeurs généraux de ces deux villes, Cédrick Gagnon et Isabelle Michaud. Marie-Ève Proulx, députée de la Côte-du-Sud, était aussi présente. « C’est une très belle rencontre, positive. Le premier ministre a notre région à cœur. Il avait promis de faire une tournée des régions, on en a profité pour le rencontrer », précise Vincent Bérubé, le nouveau maire de La Pocatière, élu par acclamation en septembre dernier. « Quand on est élu depuis quinze jours et qu’on a la visite du premier ministre, c’est positif. »

Vincent Bérubé © Chambre de commerce Kamouraska-L’Islet

Le projet du Parc Bioalimentaire était à l’ordre du jour de cette rencontre entre les officiels et les représentants de Québec. Nul doute qu’ils tentaient de séduire l’homme d’affaires qui sommeille au cœur de M. Legault. Les officiels de la région voulaient se faire entendre, eux qui militent depuis trois ans pour que la Commission de protection du territoire agricole du Québec autorise enfin l’expansion du Centre de développement bioalimentaire du Québec (CDBQ) et de son incubateur bioalimentaire. Les autorités locales souhaitent réunir dans ce Parc des entreprises œuvrant dans le secteur bioalimentaire, en grignotant dans le territoire agricole qui le jouxte. « C’est un secteur qui est très stratégique. C’est une zone agricole, mais pas du tout exploitée » nous dit M. Bérubé. Il se trouve que la CPTAQ a déjà dit non à ville de La Pocatière et Québec ne peut lui dire quoi faire. « Elle a fait des concessions un peu. On a des avancements concernant des possibilités pour une plus petite zone. Je suis nouvellement élu, je suis un petit peu entêté », d’ajouter le maire Bérubé.

Alstom, spécialiste de matériel roulant et dont l’une des antennes est située à La Pocatière, était sur toutes les lèvres. La multinationale qui a récemment bénéficié d’un gros coup de pouce de Québec. Le ministre Fitzgibbon qui y injectait en mars dernier, 56 M$ sous la forme d’un prêt pardonnable assortit de plusieurs conditions. Les élus de La Pocatière soufflent sur la braise encore chaude pour rappeler à Québec qu’un contenu local minimal devrait exigé dans tout projet de transport donné par Québec. Ceci permettrait, disent-ils, de conserver l’expertise développée par Alstom dans ce secteur. Deux des antennes d’Alstom, dont celle de La Pocatière ont par ailleurs obtenu au printemps dernier le mandat de construire des trains pour les villes de Toronto et de Hamilton.

© Alstom

Les craintes entourant la découverture des services ambulanciers dans la région ont aussi été abordées lors de cette rencontre avec M. Legault et la députée Marie-Ève Proulx. Les municipalités qui peinent à recruter et à conserver son personnel ambulancier.

La ville de La Pocatière soutient que cette rencontre a somme toute « permis aux différents intervenants de discuter d’enjeux majeurs pour notre Ville et pour la région. Sur tous les points, il est intéressant de constater que le gouvernement du Québec voit la Ville de La Pocatière comme un partenaire incontournable pour l’avenir. »