Le personnel professionnel des Cégeps de Rivière-du-Loup et Rimouski en grève le 13 mai

Cégep de Rivière-du-Loup

La Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ) annonce que les membres de trente syndicats affiliés tiendront une demi-journée de grève le 13 mai prochain, en avant-midi. Parmi les Cégeps des syndicats affiliés à la FPPC-CSQ, on retrouve ceux de Rivière-du-Loup et Rimouski.

Il s’agira de la deuxième grève exercée par la FPPC-CSQ dans le cadre des négociations du secteur public en cours depuis plus d’un an. Devant l’inaction du gouvernement et ses demi-vérités dans ses communications, le personnel professionnel des cégeps entend bien user de tous les moyens à sa disposition pour faire reconnaître son importance pour l’enseignement supérieur et pour la société québécoise.

Réunies en conseil fédéral dimanche dernier, les personnes déléguées des syndicats affiliés à la FPPC-CSQ ont vivement réagi à la conférence de presse tenue par le premier ministre, François Legault, et la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, qui se sont targués d’avoir tout mis sur la table pour améliorer les conditions de travail des employées et employés des secteurs public et parapublic.

« Cette opération de relations publiques de M. Legault a malheureusement servi à propager une suite de demi-vérités au sujet des négociations en cours, notamment à propos d’une supposée offre de 8 % d’augmentation des salaires sur trois ans. Il faut préciser que l’offre gouvernementale se situe plutôt à 5 % sur trois ans. Cette offre salariale risque encore une fois d’être inférieure à l’inflation, ce qui augmentera les difficultés de recrutement et de rétention de personnel professionnel dans le réseau des cégeps », affirme Éric Cyr, président de la FPPC-CSQ.

Par ailleurs, le gouvernement a fait le choix purement politique de privilégier certains corps d’emploi, soit principalement le personnel enseignant du réseau scolaire, les infirmières et les préposées aux bénéficiaires, au détriment de tous les autres groupes, dont le personnel professionnel des cégeps. Le gouvernement manifeste d’ailleurs son manque de respect à l’égard de nos membres dans le cadre de la négociation relative à leurs conditions de travail. En effet, la presque totalité de nos demandes, dont plusieurs ne coûtent rien, se bute à une fermeture totale de l’employeur. En plus de refuser les solutions avancées par la FPPC-CSQ, la partie patronale n’en propose aucune de son côté.