Le chantage financier d’Ottawa en santé est inadmissible selon le député Maxime Blanchette-Joncas

Le député de Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques Maxime Blanchette-Joncas, a déclaré qu’il est totalement inadmissible que le gouvernement fédéral cherche à se défiler de ses responsabilités en invoquant les dépenses encourues par la pandémie, en ce qui concerne la hausse des transferts en santé réclamée par le Conseil de la fédération.

Les premiers ministres des provinces et des territoires, qui sont réunis en conseil aujourd’hui à Victoria, ont rappelé à Ottawa que le gros de la pandémie est maintenant passé et qu’il doit comme convenu ouvrir les négociations pour une hausse récurrente et sans condition des transferts en santé de 22 à 35 %, ce qui représente un montant de 28 milliards de dollars.

M. Joncas Blanchette a indiqué que « Le fédéral n’a aucune compétence en santé et n’a rien à dire dans la façon dont les experts en soins du Québec gèrent leurs priorités médicales et disposent des fonds fédéraux. Ottawa use d’une odieuse stratégie d’essoufflement financier pour contraindre les réseaux de santé et imposer les conditions d’un financement fédéral « à la carte ». Que ce gouvernement centralisateur veuille s’arroger tous les pouvoirs et faire du chantage financier sur le dos du Québec avec la part des taxes et impôts payés par nos contribuables est indécent ! L’argent des Québécois doit leur revenir, sans condition, afin qu’ils puissent compter sur les excellents soins de santé auxquels ils ont droit. Pas question que le gouvernement fédéral nous fasse chanter avec notre propre argent ! ».

Le Bloc Québécois maintient qu’un Sommet public sur la santé réunissant l’ensemble des premiers ministres et acteurs concernés doit être tenu dès que possible.