L’application KamOù pour se retrouver en forêt et sur les sentiers

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La MRC de Kamouraska vient de lancer KamOù, une application de géolocalisation gratuite qui permet aux citoyens et aux touristes de s’orienter en forêt et sur les sentiers de la région lorsqu’ils sont perdus, désorientés, blessés, ou lors d’une situation d’urgence.

L’application KamOù est en fait un outil cartographique d’orientation gratuit desservant le territoire de la MRC de Kamouraska. Sa carte interactive permet aux utilisateurs du territoire et amateurs de plein air de déterminer leur position géographique par rapport aux 500 bornes installées sur les chemins et sentiers de la MRC.

Christian Chénard-Guay, coordonnateur au Service incendies de la MRC de Kamouraska, estime avoir fait un bon coup avec ce projet. « On a créé le projet de A à Z. On est les premiers à créer un tel système de repérage. On a eu beaucoup d’incidents sur les chemins forestiers et sur les sentiers aussi. On a mis sur pied cette application pour assurer la sécurité des gens et l’efficacité de l’intervention. Le but est que les gens puissent s’orienter d’eux-mêmes et que les services d’urgence puissent les retrouver rapidement. On a investi beaucoup d’heures dans le projet, pour en faire quelque chose d’unique », précise M. Chenard-Guay.

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Se repérer dans l’espace hors réseau
L’application KamOù a l’avantage de fonctionner hors réseau cellulaire une fois que les utilisateurs ont téléchargé l’application et les cartes qu’elle contient avant de partir. Il suffit alors d’activer la fonction de géolocalisation sur son mobile afin d’assurer son positionnement. Les sentiers géolocalisés sont balisés à chaque deux-cents mètres et les entiers vélos aux 500 mètres. Les chemins forestiers à chaque kilomètre. Les chemins pairs sont en direction est-ouest et impaire, nord-sud. Sept sentiers y sont géoréférencés. Celui de Senka, du Mont-Carmel, des Sept Chutes, du Cabouron, de la Montagne du Collège, d’Ixworth et de la Montagne à Coton. Aussi, ceux dédiés au sport de vélo de montagne des Boutons rocheux et de la Route verte. Et bien sûr, les différents chemins forestiers de la région.

L’application a été lancée il y a deux ans et fait l’objet de plusieurs mises à jour. « On a une croissance au niveau du nombre d’utilisateurs. On n’a pas fait de publicité », explique M. Chénard qui estime que c’est un projet qui va se développer en continu.

Le projet pourrait d’ailleurs faire boule de neige dans d’autres MRC de la région du Bas-Saint-Laurent et ailleurs. « C’est le résultat d’un travail d’équipe. On l’a présenté à d’autres MRC et plusieurs se seraient montrées intéressés. Dans les MRC limitrophes, ça a été discuté, mais pas implanté. C’est toujours une question de coûts ». M. Chenard Guay se dit prêt à soutenir les municipalités qui voudraient se lancer dans l’aventure et en partager les bénéfices. « J’ai été appelé par plusieurs MRC et on leur a donné la documentation qu’on avait ». Difficile à chiffrer les coûts liés à un tel projet. De nombreux salariés ont été mis à contribution. Le Mouvement forestier a aussi contribué au projet, explique M. Chenard. « Et il y a des coûts de maintien annuels. Mais ça ne se chiffre pas dans le million de dollars, on s’entend. »

En nature, les conseils d’usage demeurent. On recommande aux gens qui sortent en forêt d’être prêts avant de partir et évidemment de porter des vêtements appropriés. Bouteille d’eau, trousse de premiers soins, répulsifs et un moyen de communication font partie des conseils de base. Que ce soit lors d’une ballade en nature, en forêt, sur les sentiers de motoneige, les précautions d’usage demeurent. Il faut bien se vêtir, être préparés, avertir une personne avant notre départ de notre destination et de notre retour et avoir en main un moyen de communication mobile.