La TREMBSL rencontre les députés provinciaux

Crédit photo : Courtoisie

Réunis à Rimouski le vendredi 24 novembre, les membres de la Table régionale des élus du Bas-Saint-Laurent ont accueilli Maïté Blanchette Vézina, députée de Rimouski, ministre des Ressources naturelles et des Forêts et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, Amélie Dionne, députée de Rivière-du-Loup-Témiscouata et Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia.

La TREMBSL souhaite assurer des rencontres régulières avec les députés de la région pour garder un lien fort et que les dossiers importants soient mieux connus et défendus à l’Assemblée nationale. Les discussions ont porté sur des enjeux essentiels tels que la forêt, le transport, et la protection des terres agricoles.

« La TREMBSL a pris la décision d’ajouter à son calendrier annuel deux rencontres avec la députation provinciale bas-laurentienne. »

Bruno Paradis, préfet de la MRC de La Mitis et président de la TREMBSL
Bruno Paradis, préfet de la MRC de La Mitis et président de la TREMBSL

La forêt au cœur des préoccupations

La forêt, qu’elle soit publique ou privée, est un élément central du développement économique, social, et environnemental du Bas-Saint-Laurent. Les membres de la TREMBSL ont ainsi interpellé la ministre Maïté Blanchette Vézina sur des enjeux cruciaux tels que la rétention des travailleurs forestiers et le sous-financement des MRC pour l’aménagement des terres publiques.

« On ne peut pas se permettre de perdre de la main-d’œuvre expérimentée, de réduire notre productivité et notre capacité d’aménagement durable des forêts. »

Bertin Denis, préfet de la MRC Les Basques

Les financements insuffisants du ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) ont des répercussions économiques et environnementales importantes. Serge Pelletier, préfet de la MRC de Témiscouata, a insisté sur l’importance d’une approche durable et tournée vers l’autonomie régionale.

Transport : transparence et sécurité en tête de liste

Les discussions sur le transport ont abordé des questions telles que le financement du transport collectif, le transport aérien régional, la sécurité routière, et le parachèvement de l’autoroute 20. La TREMBSL a salué les efforts du ministère des Transports et de la Mobilité durable pour améliorer la transparence dans le dossier de l’autoroute 20. Philippe Guilbert, maire de Trois-Pistoles et vice-président de la TREMBSL, a souligné l’importance de baser les décisions de développement sur des données probantes.

La sécurité routière, en particulier sur le tronçon entre Rimouski et Mont-Joli, a été un point d’inquiétude majeur. Martin Soucy, maire de Mont-Joli, a souligné le nombre élevé de collisions et a appelé à des mesures pour améliorer la sécurité sur les axes routiers.

« Entre 2004 à 2021, on recense plus de 1 144 collisions, dont plus de 200 collisions avec blessés graves ou légers et 24 collisions mortelles, dans le tronçon entre Rimouski et Mont-Joli. Nous avons lancé une pétition demandant l’élargissement de ce tronçon. Nous espérons que les préoccupations exprimées entourant les enjeux de sécurité sur les axes routiers seront entendues. La population a besoin de sentir que ces enjeux sont, eux aussi, considérés sérieusement par le ministère. »

Martin Soucy, maire de Mont-Joli

Accaparement de terres agricoles

La TREMBSL a exprimé son inquiétude quant à l’accaparement croissant de terres agricoles par des investisseurs extérieurs déstructurant le milieu agricole local. Bruno Paradis a souligné les conséquences graves de ces acquisitions, notamment l’inflation du prix des terres et la perte de terres disponibles pour la relève agricole. Il a appelé le gouvernement à mettre en place des mesures législatives pour rétablir la cohérence.

« Depuis une dizaine d’années, seulement pour la MRC de la Mitis, on a identifié la présence de quatre investisseurs spéculateurs domiciliés à l’extérieur de la région qui ont fait l’acquisition de dix fermes sur notre territoire, dont sept fermes d’élevage de taille importante. Ces acquisitions s’accompagnent d’un démantèlement d’actifs tels que les cheptels, les bâtiments, les quotas ou les équipements d’élevage. » 

Bruno Paradis, préfet de la MRC de La Mitis et président de la TREMBSL

Solange Morneau, mairesse de Saint-Pascal et membre de la TREMBSL a déclaré : « C’est toute la chaine locale de services agricoles qui est fragilisée, tout comme la capacité des futures générations à développer des projets agricoles viables, rentables et qui vont contribuer à la vitalité de nos communautés locales. » La TREMBSL présentera un mémoire lors de la Consultation nationale sur le territoire et les activités agricoles pour sensibiliser aux conséquences de cette pratique et proposer des solutions.