Hausse du prix des carburants : La TREMBSL demande des mesures pour les régions ressources

Absents sur la photo : Andrew Turcotte, préfet de la MRC La Matanie, et Francis St- Pierre, préfet de la MRC Rimouski-Neigette. Source : Table régionale des élu(e)s municipaux du Bas-Saint-Laurent

Les membres de la Table régionale des élu(e)s municipaux du Bas-Saint-Laurent souhaitent que le prochain gouvernement du Québec rétablisse une forme de crédit d’impôt pour soutenir les régions ressources.

« Le Bas-Saint-Laurent est l’une des six régions ressources du Québec, avec la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, la Côte-Nord, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’Abitibi- Témiscamingue et le Nord-du-Québec. Ensemble, elles contribuent depuis toujours à l’essor économique du Québec, une prospérité qui profite à tout le monde », souligne Michel Lagacé, préfet de la MRC de Rivière-du-Loup et président de la TREMBSL. « Ces régions ont aussi en commun l’immensité de leur territoire, leur éloignement des grands centres et des marchés qu’elles alimentent en matières premières. Le coût des
transports pour assurer la circulation des ressources humaines et de ces biens essentiels explose présentement, ce qui fragilise grandement l’économie de nos régions et nos populations », estime-t-il.


Selon le Portrait économique des régions du Québec 2020, les régions ressources occupent 80 % du territoire, avec seulement 6,7 % de la population du Québec. Elles contribuent toutefois à hauteur de 7,5 % du PIB national. L’indice de productivité y était aussi 10 % plus élevé qu’en région urbaine.

« Malgré cet apport exceptionnel à l’économie du Québec, les régions ressources présentent un indice de développement bien inférieur à celui des régions urbaines. Par exemple, le revenu disponible moyen des Bas-Laurentiens se chiffre à 32 130 $, soit 2 300 $ de moins que la moyenne québécoise », analyse Guy Caron, maire de Rimouski et membre de la TREMBSL. Il ajoute qu’il est essentiel que le gouvernement reconnaisse cet écart et l’importance de redistribuer la richesse sur l’ensemble du territoire, notamment en octroyant un crédit d’impôt aux régions ressources. Une mesure semblable pourrait aussi être envisagée pour soulager la pression économique qui s’exerce présentement sur les contribuables et les entreprises qui assurent l’occupation dynamique du territoire.

« Ce qu’on demande, c’est que le prochain gouvernement reconnaisse que l’impact de la hausse des prix du carburant n’est pas le même pour tous. Tous les partis nous disent être le parti des régions. Qu’on en fasse la démonstration en permettant aux entreprises des régions ressources de compétitionner à armes égales avec leurs homologues plus urbains et aux résidents de respirer un peu, alors qu’ils contribuent directement à la richesse et à l’autonomie du Québec tout entier », conclut M. Lagacé.

En complément voici une entrevue avec Michel Lagacé qui était l’un des invités de l’émission Info Plus mercredi sur les ondes de Plaisir 95,5 Dégelis.

Michel Lagacé