Harold LeBel demande au gouvernement de cesser d’ignorer la situation des aînés

Le député de Rimouski Harold Lebel (Photo de courtoisie)

Au moment où le variant Omicron se répand plus rapidement chez les personnes âgées, souvent regroupées dans des lieux communs, que des ministres se contredisent publiquement devant la coroner qui enquête sur le fiasco de la première vague dans les CHSLD, voilà maintenant que la Commissaire à la santé et au bien-être écrit en toutes lettres que les aînés ne figurent pas dans les priorités de la santé et des services sociaux.

Le député de Rimouski à l’Assemblée nationale du Québec, Harold LeBel, se demande s’il a besoin d’arguments supplémentaires pour réclamer qu’au sortir de cette crise, se tienne une véritable enquête publique, indépendante et itinérante pour aller au fond des choses et que lors du premier mandat du prochain gouvernement, soient convoqués des états généraux sur l’adaptabilité de la société au vieillissement de sa population?

À la lecture du rapport final déposé aujourd’hui (mercredi) par la Commissaire à la santé et au bien-être du Québec (CSBE), Joanne Castonguay, à propos de la gestion catastrophique de la première vague de la pandémie dans les établissements pour personnes âgées, Monsieur LeBel souligne que de nombreux groupes de défense d’aînés appuient d’ailleurs ces propositions.

Le député y voit également le signe qu’une autre de ses revendications devient de plus en plus inévitable : « Tout ce que nous lisons, entendons et voyons de cette affaire démontre plus que jamais la pertinence de la création d’un poste de Protecteur des aînés. Un véritable climat d’âgisme s’est installé au Québec, avec pour conséquence de la maltraitance. Je demande au gouvernement d’appeler rapidement le projet de loi que j’ai déposé créant ce poste de Protecteur des aînés. »

Harold Lebel croit profondément que nous devons presser le pas pour nous adapter au vieillissement de notre population. Le Bas-Saint-Laurent constitue en quelque sorte un laboratoire en la matière, puisque nous comptons plus du quart de notre population âgée de plus de 65 ans, une réalité qui guette le Québec entier à très court terme.