Donner vie à la musique de cirque

Concentré, le funambule tient sur un mince fil suspendu. Roulement de tambour discret. Il saute et retombe en équilibre, exploit salué par une cymbale retentissante et une musique triomphante. Sans la musique, les performances les plus éblouissantes des artistes du Cirque de la Pointe-Sèche ne seraient pas aussi spectaculaires. Le génie derrière la trame musicale du spectacle « Charcoal », c’est Maxime Ethier.

Maxime Ethier

Montréalais d’adoption originaire de Lanaudière et récipiendaire de plusieurs distinctions, Maxime Ethier est venu s’installer au Kamouraska lors de la pandémie, ce qui a soudé son association avec le milieu et le Cirque de la Pointe-Sèche. « Jeune, j’hésitais entre être maraîcher ou musicien. J’ai choisi la musique. Aujourd’hui, la vie me donne l’occasion de faire les deux », dit-il.

Sorties de son imagination, les musiques et ambiances sonores de « Charcoal » ont été composées à partir du scénario proposé et complétées au studio Desjardins du Camp musical St-Alexandre, grâce à une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec. Ce fils de musiciens qui a grandi entouré des mélodies de ses parents, en a aussi certaines inédites, tirées de son répertoire, et qui n’attendaient que le bon moment pour émerger.

Véritable homme-orchestre, Maxime s’occupe durant les spectacles des percussions et du piano tout en manipulant l’ordinateur. Tout cela en direct avec ses deux acolytes.

Maxime au piano. Remarquez les musiciens en direct au centre derrière.

Maxime Ethier a mis les bouchées doubles pour rendre disponible la trame sonore de « Charcoal » suite à l’article de montemiscouata. Il est fier d’habiter la région et ne croyait pas que l’accueil serait aussi bénéfique. « Ma carrière de compositeur a explosé depuis que je demeure ici. J’ai énormément de demandes et une belle grande maison avec un beau jardin, je ne peux demander mieux », conclut-il.

« Charcoal » est présenté jusqu’au 4 septembre au Cirque de la Pointe-sèche de Saint-Germain-de-Kamouraska.