BMW iX, celle qui impressionne

BMW iX

Collaboration Marc Bouchard, journaliste automobile

Un récent sondage effectué en Amérique du Nord précise que, pour 25% des automobilistes, la
voiture de leur rêve est une BMW. On parle évidemment ici de voiture de rêve abordable, du
moins réaliste. Je parierais bien ma chemise que la BMW iX deviendra rapidement un des
chouchous de ces amateurs de rêve.

La raison – ou plutôt devrais-je dire les raisons – est simple : le iX est à la fois un vrai BMW dans
sa conduite, et un véritable véhicule de luxe. Ah oui, vous ai-je dit aussi qu’il est 100%
électrique?

Un style unique

Le style de la iX est unique en son genre. C’est un utilitaire sport, mais ses proportions sont
différentes. Il est plus proche d’une grosse familiale que d’un VUS traditionnel. Il n’est quand
même pas petit, ses dimensions avoisinant celle de son frère X5. Il fait près de 5 mètres de long,
et plus de 2,2 mètres si on inclut les rétroviseurs. Oubliez les petites proportions.

Autre détail qui le distingue, la calandre est en soi un trait de sa personnalité. Les deux
ouvertures traditionnelles de BMW sont, comme le veut la nouvelle tendance, plus rapprochées
et verticales plutôt que horizontales.

Déjà, on aime ou on n’aime pas. Mais puisqu’il s’agit d’un véhicule électrique et que la
circulation d’air au moteur est inutile, la calandre est pleine, et pas grillagée comme le veut la
pratique. J’avoue être moins conquis.
Puisqu’on est dans les défauts, précisons que mon véhicule d’essai était de couleur rouge
brique, presque brun, avec des contrastes or. Vintage, sans aucun doute, mais pas
nécessairement réussi.

Heureusement, tout se corrige dans l’habitacle où se cachent des sièges capitonnés
spectaculaires et offrant une position de conduite impeccable. Ajoutez à cela des boiseries du
plus bel effet, des écrans de grandes dimensions et une qualité de finition sans reproche, et
vous aurez une idée du pourquoi les BMW sont aussi appréciées.
Il est vrai que certains éléments, notamment la molette de contrôle du système multimédia et
les touches de réglages de nos sièges, sont transparents ce qui fait un peu bling bling, mais on
s’en remet aisément.

Pas si facile

Le seul vrai reproche que je peux faire à ce BMW iX, c’est la complexité de son système
multifonction. Il faut dire qu’en une semaine, je n’ai pas pu prendre connaissance et maitriser la
totalité des fonctions disponibles. Certaines sont de base, comme la navigation ou la compatibilité Android Auto et Apple Car Play.
D’autres sont nettement plus complexes et exigent soit une connexion avec le compte BMW ID,
soit de longues minutes de recherche pour en comprendre les subtilités.

D’autres enfin, comme la caméra tournée vers l’habitacle qui se déclenche pour faire un selfie
quand on lui sourit (et oui, ma femme et moi avons passé notre semaine à sourire), n’ont pas
encore trouvé vraiment grâce à mes yeux. Sans doute un essai plus prolongé pourrait m’aider à
corriger le tout (message à BMW Canada ici…).

Une conduite spectaculaire

La vraie beauté de ce véhicule cependant, c’est sous le capot qu’on la retrouve. Une batterie de
111,5 kWh (dont 105 sont utilisables) permet d’accumuler jusqu’à 521 kilomètres d’autonomie.
Le moteur, spectaculaire, déclenche ses 514 chevaux et ses 564 ivres-pied de couple en un
éclair.
Imaginez, un véhicule de cette taille, placé en mode sport, réalise le 0-100 km à l’heure en 4,7
secondes à peine. On enfonce dans notre siège, avec le sourire il faut le dire.
Il est vrai que la dynamique de conduite est un peu affectée par la lourdeur de l’ensemble, mais
les suspensions adaptatives et la direction sensible (menée par un volant quasi carré plutôt que
rond par ailleurs) rendent vraiment l’expérience unique, et silencieuse évidemment.
Quant à l’autonomie, elle n’est pas exactement celle annoncée, mais peu s’en faut. En fait, et je
dois le confesser, j’ai passé beaucoup de temps sur l’autoroute à vitesse de croisière tolérée. Et
j’ai définitivement trop souvent appuyé sur l’accélérateur pour le simple plaisir de la sensation.
Mon expérience n’est donc que peu représentative, puisque j’ai maintenu une moyenne de 24,2
kWh aux 100 km, ce qui me mène tout juste aux alentours de 430 kilomètres. On peut aisément
faire mieux.
Quant à la recharge, il lui faut 11 heures sur une borne à domicile, et il lui faut environ 35
minutes pour passer de 10 à 80% sur une borne rapide à 250 kW, ce qui est plutôt rare chez
nous. Il faut donc compter sur une durée d’environ 97 minutes sur une borne plus standard de
50 kW.
Non, elle est n’est pas parfaite cette BMW. Mais il faut avouer qu’elle pave la voie à de
nouveaux modèles qui feront certainement histoire du côté du constructeur allemand.

Dans la balado

Dans notre balado de la semaine, je continue mon essai de la iX, avec un peu plus de détails.
Quant à William, il parle d’une petite voiture Nissan électrique, et il s’adresse à l’univers,
espérant aller tester des voitures directement au Japon!

https://open.spotify.com/episode/15Fs7OBJl2vLE4loxHMtex?si=lsuE6PpST5Or9GbNhUygSw