Budget Champagne : l’analyse de Jean-Philippe Brosseau de Raymond Chabot Grant Thornton
Jean-Philippe Brosseau. Crédit photo : Courtoisie Le budget fédéral 2026 mise sur les investissements et la création de richesse plutôt que sur les baisses d’impôts. C’est l’analyse que fait Jean-Philippe Brosseau, associé et conseiller en management chez Raymond Chabot Grant Thornton, qui était en ondes ce matin à O 95,5 pour commenter le budget présenté par le ministre des Finances, François-Philippe Champagne.
Avec un déficit prévu de 62,3 milliards de dollars, Ottawa fait le choix de continuer à dépenser afin de stimuler l’économie, malgré les incertitudes liées notamment aux tarifs douaniers américains. Selon Jean-Philippe Brosseau, le gouvernement veut encourager les entreprises à investir, à innover et à améliorer leur productivité pour favoriser la création de richesse.
Certaines mesures fiscales pourraient profiter aux entreprises, notamment celles qui souhaitent commercialiser leurs activités de recherche et développement ou vendre leur entreprise. L’analyste estime toutefois que les petites et moyennes entreprises auraient pu recevoir davantage d’attention, particulièrement au Québec, où elles occupent une place importante dans l’économie.
Du côté des contribuables, le budget ne prévoit pas de grandes mesures générales de réduction d’impôts. Les principales annonces concernent plutôt les ménages à plus faible revenu. Le répit sur les taxes d’accise sur l’essence sera également prolongé de quelques semaines, avant un retour graduel à la situation précédente au début de 2027.
Jean-Philippe Brosseau souligne aussi les sommes annoncées pour lutter contre l’itinérance, mais rappelle que leur utilisation pourrait faire l’objet de discussions entre Ottawa et Québec, puisque le logement et les services sociaux relèvent largement des compétences provinciales.
De plus, il s’inquiète de l’absence d’un échéancier précis pour retrouver l’équilibre budgétaire. Les projections fédérales maintiennent des déficits importants pour les cinq prochaines années.
M. Brosseau prévoit également des discussions difficiles entre les gouvernements, notamment en raison du ralentissement de la croissance des transferts fédéraux en santé.
Au terme de son analyse, Jean-Philippe Brosseau accorde une note de 7 sur 10 au budget fédéral 2026, estimant notamment que les PME auraient mérité une attention plus importante.