Budget fédéral : Maxime Blanchette-Joncas dénonce les demandes du Québec laissées sans réponse
Maxime Blanchette-Joncas se lève en Chambre pour livrer un discours. Crédit photo : Courtoisie Le député de Rimouski-Neigette–Mitis–Matapédia–Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas, critique sévèrement le budget fédéral 2026. Il reproche au gouvernement d’Ottawa de ne pas répondre à plusieurs demandes du Québec, notamment en matière de financement de la santé et de remboursement des dépenses liées à l’accueil des demandeurs d’asile.
Le député du Bloc Québécois estime qu’Ottawa reprend à son compte le slogan « Maîtres chez nous », associé à la Révolution tranquille, tout en cherchant à imposer ses propres orientations dans des domaines qui relèvent des priorités du Québec.
Parmi les principales déceptions, le budget ne prévoit pas le remboursement des quelque 700 millions de dollars réclamés par Québec pour les services offerts aux demandeurs d’asile en 2024.
En santé, Ottawa prévoit également de faire passer de 5 à 3 % le taux minimal de croissance du Transfert canadien en matière de santé à compter de 2028-2029. Québec souhaitait maintenir le seuil de 5 %, tandis que le Bloc Québécois réclamait une augmentation garantie de 6 % par année pendant cinq ans.
Maxime Blanchette-Joncas affirme que cette décision risque d’accentuer la pression sur les finances québécoises et de compliquer le maintien des services, notamment l’accès à un médecin et les soins à domicile pour les aînés.
Le député soulève également des préoccupations concernant les orientations fédérales en matière énergétique et les mesures fiscales proposées aux entreprises.
Il reconnaît toutefois certains éléments positifs, dont le supplément ponctuel pour l’épicerie, l’élargissement du crédit d’impôt pour la main-d’œuvre journalistique aux médias privés admissibles de la radio et de la télévision, ainsi que la prolongation du programme Vers un chez-soi.
Il déplore cependant que les mesures annoncées pour soutenir les secteurs de l’audio et de l’audiovisuel demeurent temporaires et que les entreprises forestières touchées par les tarifs américains soient toujours dans l’attente d’une aide salariale supplémentaire.
Selon Maxime Blanchette-Joncas, ce budget laisse plusieurs demandes du Québec sans réponse, particulièrement en santé et face aux conséquences de la crise tarifaire. Il estime que les choix d’Ottawa soulèvent aussi des questions quant au respect des compétences du Québec.