VIA Rail octroie au Bas-Saint-Laurent un contrat de remplacement des trains de long parcours
Les députés bloquistes Maxime Blanchette-Joncas et Xavier Barsalou-Duval lors d’une visite à l’usine Alstom de La Pocatière, en compagnie de dirigeants et de travailleurs | Photo de courtoisie Bloc Québécois Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, félicite l’octroi à Alstom du contrat pour le remplacement des trains de long parcours de VIA Rail qui entraîne d’importantes retombées à La Pocatière ainsi qu’à Saint-Bruno-de-Montarville.
« Après avoir ignoré pendant des années le savoir-faire québécois pour le remplacement des trains de VIA Rail, Ottawa choisit finalement de miser sur l’expertise d’ici plutôt que de faire à nouveau fabriquer les trains aux États-Unis, comme nous le réclamions. C’est une très bonne nouvelle pour La Pocatière, le Bas-Saint-Laurent et toute la filière ferroviaire québécoise », affirme le député du Bloc québécois.
Ce sont donc 313 caisses de nouvelles voitures qui seront construites à La Pocatière et quelques 250 emplois y seront rattachés. Selon Alstom, le contrat permettrait d’y maintenir plus de 500 travailleurs jusqu’en 2035.
Le choix du Bas-Saint-Laurent tranche avec celui annoncé en 2018, où les libéraux avaient choisi l’entreprise américaine Siemens.
Maxime Blanchette-Joncas s’interroge tout de même sur le moment de l’annonce, en pleine campagne électorale québécoise et dix jours après l’annonce de plus de 11 milliards de dollars au Chantier Davie, qui est le plus important contrat e construction navale de l’histoire du Québec.
« Nous sommes évidemment contents pour La Pocatière, Saint-Bruno-de-Montarville et les travailleurs du chantier maritime Davie. Mais il faut quand même regarder le calendrier : une annonce historique quelques jours avant le déclenchement de la campagne, puis une autre en pleine campagne électorale québécoise. À nos yeux, ça ressemble à une ingérence fédérale bien malvenue dans le débat électoral québécois. Il s’agit d’un précédent dangereux pour la démocratie ».
Le député conclut que « le Québec ne demande pas de faveur. Il demande sa juste part. Nous avons ici les travailleurs, l’expertise et le savoir-faire pour réaliser de grands projets. Ottawa vient enfin de le reconnaître. Il faudra maintenant que ça devienne la règle, pas l’exception ».