La grève générale et illimitée des ingénieurs du gouvernement commence aujourd’hui

La Presse Canadienne | 6 juillet 2026 | 11:33
Des balises marquent un chantier de construction routière, à Lévis. Photo prise le 19 septembre 2024. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot

La grève générale et illimitée des ingénieurs du gouvernement a commencé comme prévu, lundi matin. Elle fait suite à une grève plus limitée, qui avait lieu tous les jeudis, ainsi que les soirs et les fins de semaine.

Ils sont 1900, membres de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) — un syndicat indépendant des centrales.

Ces ingénieurs travaillent principalement au ministère des Transports, mais aussi à ceux des Ressources naturelles, de l’Environnement, des Affaires municipales et de la Cybersécurité.

Les services essentiels sont assurés durant la grève. Environ 300 membres de l’APIGQ y sont affectés, a précisé le président du syndicat, Marc-André Martin.

Des chantiers de construction seront nécessairement touchés, retardés, puisque ces ingénieurs du gouvernement planifient, font les plans et devis, ainsi que la surveillance de travaux d’infrastructures.

De son côté, le Conseil du trésor a rappelé que «les moyens de pression sont la prérogative du syndicat».

La convention collective de l’APIGQ est échue depuis le 31 mars 2023, soit en même temps que celles des autres employés de l’État.

Ces ingénieurs n’en sont pas à leurs premiers moyens de pression. Ils avaient déjà débrayé durant huit jours en 2025, dans le cadre de la même négociation pour le renouvellement de la convention collective. Puis, ils avaient débrayé durant une journée, le 20 mai, cette année, puis à compter du 11 juin, tous les jeudis, les soirs et les week-ends.

Les négociations sont dans une impasse. M. Martin indiquait, lundi, qu’aucune autre séance de négociation n’est prévue avec le gouvernement du Québec.

Le litige porte principalement sur l’octroi d’une «enveloppe sectorielle», qui doit permettre d’offrir des avantages spécifiques à certaines catégories d’emplois jugés prioritaires. Celle-ci permet d’aller au-delà des augmentations salariales de 17,4 % sur cinq ans qu’ont obtenues l’ensemble des employés de l’État, a expliqué M. Martin.

De son côté, le Conseil du trésor a affirmé que «l’équipe de négociation dispose du mandat nécessaire pour en arriver à une entente» avec le syndicat des ingénieurs.

«Nous rappelons que nous avons réglé avec 99 % des salariés du secteur public et parapublic. Considérant les négociations en cours, nous ne ferons pas d’autres commentaires», a conclu le Conseil du trésor.