Un regroupement d’experts propose 5 solutions pour réduire le nombre de nids-de-poule

La Presse Canadienne | 2 juin 2026 | 11:59
Des travailleurs s'affairent à réparer une rue de Montréal, le 11 septembre 2024. LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi

Le Regroupement pour de meilleures routes au Québec demande au prochain gouvernement provincial de mettre en place cinq recommandations pour freiner la détérioration du réseau routier québécois et réduire le nombre de nids-de-poule.

Selon les données officielles du gouvernement du Québec, 13 % des routes étaient jugées en mauvais état et 31 % en très mauvais état au printemps 2026.

La diminution des contrats accordés à la réparation des routes explique en partie le piètre état des routes, selon Marc Joncas, président d’Eurovia Québec.

«Le ministère des Transports a diminué de 20 % les tonnes de bitumes» destinées à la réparation des routes entre 2024 et 2025, «ce qui est énorme», a expliqué le président d’Eurovia Québec, qui fait partie du Regroupement pour de meilleures routes au Québec, lors d’une conférence de presse mardi matin près de l’autoroute Ville-Marie à Montréal.

«L’absence de fonds de prévoyance» est en partie responsable de «la catastrophe» que représente l’état des routes au Québec, selon l’entrepreneur.

«Il y a un budget dédié à l’entretien des routes», mais dans les dernières années, «50 % de ce budget» a été utilisé pour des «travaux d’urgence» sur  les routes du «pont de l’île aux tourtes, du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et du pont de l’Île-d’Orléans», a indiqué le président d’Eurovia Québec.

«Tant que l’on continuera à privilégier les interventions majeures et les reconstructions d’urgence plutôt que l’entretien préventif, le déficit de maintien d’actifs va continuer d’augmenter et les coûts vont grimper pour les contribuables», a ajouté Caroline Amireault, directrice générale de l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ).

La directrice de l’ACRGTQ a ajouté que «le déficit de maintien des actifs routiers avoisine maintenant les 30 milliards de dollars».

Le Regroupement pour de meilleures routes au Québec demande donc  au prochain gouvernement «de protéger les budgets d’entretien préventif et de créer un fonds de prévoyance dédié au maintien du réseau».

Le regroupement, composé d’entreprises, d’associations de professionnels en infrastructures, de représentants des usagers, d’associations économiques et d’experts universitaires, demande également  au prochain gouvernement d’accélérer l’intégration de technologies et de matériaux innovants et d’augmenter le recyclage des matériaux routiers.

Enfin, il suggère d’uniformiser les normes et pratiques à l’échelle du Québec et de renforcer les transferts d’expertise entre le gouvernement, l’industrie et les universités.