Lien fluvial Bas-Saint-Laurent/Charlevoix : les citoyens de Saint-Siméon ont parlé

La Presse Canadienne | 2 juin 2026 | 09:38
Les représentants de la Société des traversiers du Québec (STQ), de la Société québécoise des infrastructures (SQI) et de Flanagan relations publiques présents pour l'occassion. Courtoisie

Une quinzaine de citoyens ont participé à la rencontre d’informations et de consultations publiques de la  Société des traversiers du Québec (STQ) et la Société québécoise des infrastructures (SQI), en lien avec le projet de traversier entre Saint-Siméon et Cacouna.

Les personnes présentes ont pu en apprendre davantages quant aux travaux qui seront réalisés sur les installations portuaires de Saint-Siméon, ainsi que sur l’avancement sur projet. C’était également l’occasion pour eux de faire part de leurs préoccupations quant au projet.

Des investissements allant jusqu’à 30 M$ sont anticipés pour le quai brise-lame de Saint-Siméon en prévision de l’entrée en service du Saaremaa 1. Les travaux consisteraient plus précisément à la modernisation, l’adaption et l’amélioration des actuelles infrastructures afin d’accueillir le NM Saaremaa 1. 

Les différentes organisations impliqués dans le projet prévoit réaliser ce chantier en même temps que la construction du terminal de Gros-Cacouna, soit d’ici 2028.

Le porte-parole de la STQ, Bruno Verreault, s’est dit satisfait par la participation de la population à l’activité. « Ce type de rencontre là nous permet souvent d’avoir des éléments particuliers. […] Beaucoup des éléments que nous récoltons vont venir influencer l’étude d’impact et la réalisation des plans et devis », mentionne-t-il.

Parmi les points soulevés par des citoyens dans les différents panels de discussions, nous retrouvions l’opérabilité du navire à l’année. L’auteur de ces lignes a entendu l’ancien maire de Saint-Siméon, Sylvain Tremblay, exprimer vivement sa vision sur la question, lui qui désire un service proposé à l’année. Ce dernier a également soumis un projet de corporation de développement de transport intermodal aux gestionnaires de projet présents sur place. 

« L’objectif pour nous est de prolonger le service durant la saison hivernale. Maintenant, comment ça va se faire ? Ça reste à être déterminée. Il faut s’assurer que l’achalandage soit présent à cette période de l’année. Par contre, on voit vraiment un intérêt à développer le tourisme hivernal des côtés de la rive », mentionne à ce sujet, M. Verreault.

Le projet fait l’objet de plus de 40 études distinctes pour mesurer les répercussions écologiques et socio-économiques. « On compte avoir finaliser l’étude d’impact en 2027 […] On a également rencontré la MRC de Charlevoix-Est et Tourisme Charlevoix pour avoir leur avis », dit le porte-parole de la STQ.

D’autres consultations sont prévues du côté de Rivière-du-Loup et de Cacouna les 2 et 3 juin. « On prévoit revenir voir la populations à l’automne 2026 pour présenter une maquette des plans et devis et déternimer qu’est-ce qui serait à paufiner », complète Bruno Verreault.

Par Victor Carré, Initiative de journalisme local, Le Charlevoisien