Les groupes féministes font connaître leurs priorités régionales aux élu·es du Bas-Saint-Laurent

Guylain Jean | 28 avril 2026 | 07:56
Mélissa Horan, une travailleuse du Centre femmes de la vallée de la matapédia lors du dépôt d'une lettre à l'attention de Pascal Bérubé. Crédit photo : Courtoisie

Les groupes féministes du Bas-Saint-Laurent profitent de la semaine de grève sociale « Écoeuré·es d’être méprisé·es » pour interpeller directement les élu·es de la région.

La Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent a lancé une campagne d’envoi de lettres personnalisées afin de faire connaître cinq revendications jugées prioritaires pour améliorer les conditions de vie des femmes et des personnes trans.

Plutôt que de miser uniquement sur des actions de mobilisation comme lors des années précédentes — dont des manifestations et des blocages au centre-ville de Rimouski — les groupes ont cette fois choisi d’engager un dialogue plus direct avec les représentants politiques.

Pendant une semaine, les député·es et responsables régionaux des partis d’opposition ont ainsi reçu une lettre par jour détaillant chacune des demandes, appuyées d’exemples concrets.

Parmi les revendications : un accès sans limite de temps à l’IVAC, des soins de santé gratuits et sécuritaires incluant l’obstétrique et l’interruption volontaire de grossesse, le retrait de certaines lois, une meilleure formation du système judiciaire en matière de violences sexuelles et conjugales, ainsi qu’un accès élargi au transport collectif dans la région.

Une représentante de l’organisme, Émilie Laliberté, souligne qu’il a été difficile de limiter le nombre de priorités, mais insiste sur l’importance de faire valoir les réalités spécifiques du Bas-Saint-Laurent auprès des élu·es.

La campagne cible notamment plusieurs députés de la région, dont Amélie Dionne, Pascal Bérubé et Mathieu Rivest, ainsi que des représentants des partis d’opposition.

Les activités liées à cette grève sociale se poursuivent dans la région jusqu’au 2 mai.