Gestion forestière : « mettre de l’eau sur le feu », plaide Agroénergie de l’Est

Guylain Jean | 21 avril 2026 | 08:53
Photo: Producteurs et productrices acéricoles du Québec

Un organisme régional dénonce la gestion actuelle de la forêt publique et les tensions qu’elle alimente au sein de l’industrie forestière. Dans une lettre d’opinion publiée le 13 avril, Agroénergie de l’Est affirme qu’il serait « économiquement préférable de mettre de l’eau sur le feu » plutôt que d’attiser les conflits.

Le président du groupe, Jeannot Beaulieu réagit notamment aux récentes critiques visant les producteurs acéricoles, accusés d’utiliser trop de bois franc en terre publique pour la production de sirop d’érable. Selon lui, ces accusations détournent l’attention des véritables enjeux liés à la gestion des ressources forestières.

Agroénergie de l’Est rappelle que l’industrie forestière a bénéficié de millions de dollars en investissements publics au cours des dernières décennies, sans pour autant générer une richesse équivalente pour les régions.

L’organisme soutient que les producteurs acéricoles, qui exploitent environ 50 000 hectares dans la région, contribuent de façon significative à l’économie locale. À l’inverse, certaines usines forestières, fortement automatisées, créeraient peu d’emplois malgré les importantes aides gouvernementales reçues.

Selon Agroénergie de l’Est, la transformation du bois franc en produits à plus forte valeur ajoutée, comme le sirop d’érable, constitue une utilisation plus rentable et durable de la ressource. L’organisme insiste également sur le rôle écologique des érablières, qui favorisent la biodiversité et la séquestration du carbone.

Enfin, l’organisation appelle à un dialogue constructif entre les différents acteurs du secteur afin de maximiser le potentiel économique de la forêt publique, tout en assurant une gestion durable et équitable des ressources.