Transports: Julien justifie la dégradation des routes et structures

La Presse Canadienne | 19 mars 2026 | 16:03
Le ministre des Transports du Québec, Jonatan Julien, répond aux questions des journalistes lors d'un caucus de la Coalition avenir Québec à Saguenay, le 7 septembre 2023. LA PRESSE CANADIENNE/Francis Vachon.

Le gouvernement Legault a justifié jeudi la dégradation des infrastructures routières au Québec.

Plus du tiers des structures du ministère des Transports, soit 36 %, sont classées E, donc présentent un «niveau très élevé de dégradation et de défectuosité», selon le Plan québécois des infrastructures (PQI).

Quant aux chaussées, pas moins de 30 % sont classées E.

En mêlée de presse, le ministre des Transports, Jonatan Julien, a tenté de se montrer rassurant.

Selon lui, c’est parce que les données sur les infrastructures se sont raffinées et leur état est maintenant mieux documenté.

Le déficit de maintien de l’ensemble des actifs du gouvernement est passé de 40,2 milliards $ à 44,8 milliards $ de 2025-2026 à 2026-2027, soit une hausse de 4,6 milliards $.

M. Julien a reconnu que les besoins étaient immenses et que c’était pour cette raison que 71 % des investissements étaient maintenant dirigés vers le maintien des actifs, plutôt que vers de nouvelles infrastructures.

Questionné à savoir si les structures en mauvais état représentaient un danger pour les usagers, le ministre n’a pas répondu.

Dans la terminologie du PQI, la cote E est attribuée à une infrastructure quand «habituellement, l’infrastructure dépasse nettement sa durée de vie utile», peut-on lire.

Aussi, on précise que «des interruptions ou des ralentissements de service de l’infrastructure peuvent survenir. Ils nécessitent régulièrement la mise en place de mesures importantes d’atténuation des risques».