Services d’urgence 24/7 à Pohénégamook | Le comité MDSMU24/7 interpelle la ministre Amélie Dionne

Guylain Jean | 12 mars 2026 | 10:26
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Le comité pour le maintien des soins médicaux d’urgence 24/7 (MDSMU24/7) demande à la députée et ministre Amélie Dionne d’intervenir afin de relancer officiellement un comité de travail sur l’offre de soins et de services au CLSC de Pohénégamook.

Dans un communiqué publié le 12 mars, le groupe citoyen indique avoir déposé récemment une proposition visant à remettre sur pied cette instance de concertation. La demande survient alors que la ministre doit rencontrer des représentants du CISSS du Bas-Saint-Laurent le lundi 16 mars. Le comité affirme attendre des engagements clairs afin de dissiper les inquiétudes de la population quant à l’avenir des services médicaux d’urgence offerts en continu à Pohénégamook.

Pour les membres du MDSMU24/7, la relance du comité de travail représenterait une étape essentielle afin de s’assurer que le maintien complet des services d’urgence, 24 heures par jour et 7 jours par semaine, demeure une priorité régionale.

Le groupe insiste toutefois sur une condition incontournable : la reprise des discussions doit se faire uniquement dans l’optique de préserver intégralement l’urgence en continu au CLSC.

« Notre proposition de mandat est claire : on ne s’assoira pas à la table pour voir notre urgence disparaître petit à petit, mais bien pour assurer la pérennité de ce service vital », affirme le porte-parole du comité, Gilles Pelletier. Il ajoute que les citoyens du secteur Transcontinental souhaitent désormais des solutions concrètes pour garantir l’accès aux soins de proximité en tout temps.

Le comité propose par ailleurs une composition diversifiée pour le groupe de travail. Celui-ci réunirait des représentants du CISSS du Bas-Saint-Laurent, des membres du personnel médical, infirmier et technologue, un représentant du comité des usagers ainsi que trois membres du comité MDSMU24/7 afin de représenter la population.

Selon l’organisme, les travaux devraient s’appuyer sur des données fiables afin de mieux évaluer les besoins du milieu. Les discussions auraient notamment pour objectif de maintenir des conditions favorables au recrutement et à la rétention du personnel, de promouvoir les postes disponibles et de proposer à la population des solutions durables pour l’amélioration des soins et services sociaux.