Stratégie industrielle de défense | Le Québec doit obtenir sa juste part, affirme Maxime Blanchette-Joncas

Guylain Jean | 18 février 2026 | 07:36
Maxime Blanchette-Joncas, lors d'une intervention à la Chambre des communes. Credit photo : Christian Diotte

Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et La Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, presse Ottawa d’accorder au Québec la part qui lui revient dans le cadre de la nouvelle Stratégie industrielle de défense dévoilée le 17 février.

Réagissant à l’annonce du gouvernement fédéral, l’élu du Bloc Québécois soutient que le Québec a été désavantagé au cours des dernières années dans l’octroi des contrats militaires. Selon des données obtenues par sa formation en 2024, seulement 18,79 % des contrats militaires fédéraux auraient été accordés au Québec depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux, une proportion inférieure au poids démographique et aux capacités industrielles de la province.

Maxime Blanchette-Joncas affirme que le Québec, fort de ses secteurs aérospatial et naval, est bien positionné pour obtenir une part importante des nouveaux investissements. Il soutient que ces contrats sont essentiels au développement des compétences et à la création d’emplois.

Le député déplore également certaines décisions prises ces dernières années, notamment le remplacement des avions CP-140 par les appareils Boeing P-8 Poseidon du constructeur Boeing, plutôt que par le Global 6500 de Bombardier. Il cite aussi le choix des avions de chasse F-35 Lightning II de Lockheed Martin, ainsi que la situation du chantier maritime Chantier Davie, qu’il estime avoir été longtemps écarté de contrats majeurs.

Le Bloc Québécois réclame depuis plusieurs années une stratégie d’approvisionnement favorisant davantage les retombées industrielles locales. Maxime Blanchette-Joncas demande donc au gouvernement fédéral de privilégier l’expertise québécoise dans l’attribution des futurs contrats liés à la défense et d’assurer au Québec une part équitable des investissements annoncés.