Maxime Blanchette-Joncas dénonce un recul dans l’encadrement des pesticides
Lisa Gue, de la Fondation David Suzuki, Gérald Chouinard, agronome retraité et victime des pesticides, Elizabeth May, cheffe du Parti vert du Canada, Maxime Blanchette-Joncas, député du Bloc Québécois, Leah Gazan, députée du NPD, Phil Mount, directeur à l’Union nationale des fermiers et la Dre Heather Kharouba, professeure et chercheuse à l’Université d’Ottawa. Crédit photo : Courtoisie Le député bloquiste de Rimouski-Neigette–Mitis–Matapédia–Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas, presse le gouvernement libéral fédéral de renoncer à ses projets d’assouplissement de la réglementation des pesticides.
Le projet de loi C-31 remplacerait la réévaluation systématique des pesticides tous les 15 ans par un examen périodique des renseignements disponibles. Une nouvelle évaluation ne serait obligatoire que si le ministre fédéral de la Santé avait des motifs raisonnables de croire que les risques pour la santé ou l’environnement ont augmenté de façon importante.
Maxime Blanchette-Joncas s’inquiète des conséquences de ces changements et souligne que près de 14 000 personnes ont signé la pétition qu’il parraine pour demander au gouvernement de faire marche arrière.
Le député rappelle également que le projet de loi C-30, adopté en juin dernier, permet à Ottawa de rétablir temporairement, par décret, l’homologation de certains pesticides dont les risques environnementaux n’ont pas été jugés acceptables, notamment pour des raisons de sécurité économique ou alimentaire.
Selon un sondage Léger cité par le député, 69 % des répondants québécois s’opposent à la possibilité d’autoriser des pesticides interdits par Santé Canada en raison de leur dangerosité.
Le Bloc Québécois demande donc au gouvernement de retirer de C-31 les dispositions qui modifient la Loi sur les produits antiparasitaires et de revenir sur les changements adoptés avec C-30.