Le Bloc Québécois dénonce un recul dans l’encadrement des pesticides
Maxime Blanchette-Joncas lors de la période des question du 6 février 2026. Crédit photo ; Courtoisie Le député de Rimouski–La Matapédia et porte-parole du Bloc Québécois en matière de Santé et de Sciences et Innovation, Maxime Blanchette-Joncas, s’oppose aux dispositions du projet de loi C-30 qui permettraient au gouvernement fédéral d’invalider certaines décisions de Santé Canada concernant les pesticides.
Selon le député bloquiste, les nouvelles mesures accorderaient au Conseil des ministres le pouvoir de réautoriser ou d’exempter certains produits antiparasitaires, même lorsqu’ils ont été interdits en raison de risques pour la santé ou l’environnement. Il estime que cette réforme représente le plus important recul en matière d’encadrement des pesticides depuis l’adoption de la Loi sur les produits antiparasitaires en 2002.
M. Blanchette-Joncas affirme que la santé publique et la science doivent demeurer au cœur des décisions gouvernementales. Il soutient que les motifs invoqués dans le projet de loi, notamment la sécurité économique et alimentaire, sont trop vagues et pourraient ouvrir la porte à des dérives.
Le Bloc Québécois souligne également que plusieurs scientifiques et organismes ont exprimé leurs préoccupations face à cette réforme. Des chercheurs provenant de 13 universités québécoises et canadiennes ont notamment demandé au gouvernement fédéral de retirer les dispositions qu’ils jugent susceptibles de causer des dommages à la santé humaine et à l’environnement.
Les députés bloquistes entendent s’opposer à ces mesures lors de l’étude du projet de loi et invitent les autres partis à faire de même.