Le PQ dénonce un « Conseil des régions » sans réel pouvoir
Marie-Karlynn Laflamme. Crédit photo : Courtoisie La création d’un Conseil des régions par le gouvernement caquiste suscite de vives critiques du côté du Parti Québécois. La députée de Chicoutimi et porte-parole en matière de régions, Marie-Karlynn Laflamme, qualifie l’initiative de « purement cosmétique » et estime qu’elle ne changera rien au traitement réservé aux régions du Québec.
Selon l’élue péquiste, ce conseil, mis de l’avant par le gouvernement dirigé par Christine Fréchette, arrive tardivement après huit années au pouvoir et ne constitue pas un véritable levier décisionnel. « Ce n’est pas un organe d’influence, mais plutôt un mur supplémentaire entre les régions et le Conseil des ministres », affirme-t-elle.
Le Conseil des régions, piloté par le ministre délégué aux Régions, Mathieu Lévesque, en collaboration avec le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, regroupera 18 élus caquistes représentant les 17 régions administratives. Pour le Parti Québécois, cette structure demeure toutefois limitée, puisqu’elle ne disposerait ni de pouvoirs décisionnels ni de moyens concrets pour agir.
Marie-Karlynn Laflamme soutient également que cette initiative s’inscrit dans une série d’actions gouvernementales visant davantage à projeter une image de concertation qu’à instaurer de véritables changements. Elle compare notamment ce conseil à d’autres comités qu’elle juge symboliques, accusant le gouvernement de centraliser les décisions plutôt que de les rapprocher des réalités régionales.
Le Parti Québécois affirme plutôt vouloir miser sur une décentralisation accrue, en redonnant des leviers politiques et des ressources directement aux acteurs régionaux. « Chaque région a ses particularités et ne peut être gérée avec une approche mur-à-mur », insiste la députée, qui indique que sa formation politique travaille actuellement à élaborer un modèle adapté aux réalités locales.
Le débat sur la place et le pouvoir des régions risque ainsi de s’intensifier à l’approche de la prochaine échéance électorale.