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Tensions en forêt publique : Michel Lagacé appelle au dialogue au Bas-Saint-Laurent
Michel Lagacé (Photo de courtoisie) Les frictions entre les Producteurs et productrices acéricoles du Québec et certains acteurs de l’industrie forestière du Bas-Saint-Laurent prennent de l’ampleur, alors que les deux camps revendiquent davantage d’hectares en terres publiques pour soutenir leur développement. Dans ce contexte tendu, le préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé, lance un appel clair à la concertation.
Interrogé sur la situation, il déplore une escalade des tensions alimentée par des prises de position publiques plutôt que par des discussions directes. Selon lui, cette dynamique nuit à l’émergence de solutions durables.
« Quand les gens passent plus de temps à s’exprimer sur les médias sociaux qu’à vouloir se rencontrer en personne, on ne crée pas des liens, on crée des fossés. »
Le préfet insiste sur l’importance de privilégier les espaces de dialogue déjà existants, notamment la « table G » (Table de gestion intégrée des ressources et du territoire), qu’il décrit comme le lieu privilégié pour réunir les différents utilisateurs du territoire.
« Il serait grand temps que les gens arrêtent de se camper de part et d’autre et se rencontrent pour voir de quelle façon on peut travailler ensemble. Parce que, de la manière que c’est parti, on est dans la confrontation, pas dans des débuts de solution. »
Au-delà du conflit entre acériculture et foresterie, Michel Lagacé rappelle que plusieurs autres acteurs sont concernés par l’utilisation du territoire public, ce qui rend le dialogue d’autant plus essentiel.
Alors que le dossier pourrait ultimement être tranché par la ministre des Ressources naturelles, Katherie Champagne Jourdain, le préfet estime que la région doit d’abord faire ses devoirs.
« Se parler, c’est certainement le meilleur début pour initier un rapprochement et éventuellement une entente. »
Dans un climat où les revendications s’intensifient, cet appel au dialogue pourrait bien s’avérer déterminant pour éviter un enlisement du conflit et favoriser une cohabitation harmonieuse des usages en forêt publique.