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Mobilisation historique du communautaire au Bas-Saint-Laurent : la pression se maintient
Grand rassemblement vendredi dernier au Bas-Saint-Laurent. Crédit photo : Courtoisie Après une première semaine d’actions soutenues, le mouvement « Le communautaire à boutte! » poursuit sa mobilisation dans la région. Plus de 70 organismes communautaires bas-laurentiens ont déjà adopté des mandats de grève, dans un contexte où la contestation prend une ampleur sans précédent à l’échelle du Québec, avec 1 809 organismes engagés.
La semaine dernière a été marquée par de nombreuses initiatives locales et régionales, allant d’entrevues médiatiques à des actions de visibilité, en passant par une forte présence sur les réseaux sociaux. Le point culminant de cette première phase de mobilisation a eu lieu le 27 mars, alors qu’environ 300 personnes se sont rassemblées au parc de la Gare, à Rimouski. Travailleurs du milieu communautaire, usagers, partenaires et citoyens y ont uni leurs voix pour rappeler l’importance du secteur dans le tissu social et réclamer un financement à la hauteur des besoins.
Lors de ce rassemblement, des intervenants ont dressé un portrait préoccupant de la situation sur le terrain. Ils ont notamment évoqué le roulement de personnel, l’augmentation et la complexification des besoins, ainsi que le manque de financement récurrent. Selon eux, plusieurs organismes sont à bout de souffle et risquent de devoir cesser leurs activités si rien ne change. Dans la région, ce sont plus de 2 000 travailleurs et 16 000 bénévoles qui œuvrent quotidiennement au sein du réseau communautaire.
La mobilisation se poursuit cette semaine avec des actions ciblées auprès des élus. Des délégations d’organismes doivent rencontrer, le 30 mars, différents députés de la région afin de leur remettre symboliquement leurs mandats de grève et de les sensibiliser à leurs revendications. Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, ainsi que le député de Côte-du-Sud, Mathieu Rivest, figurent parmi les élus interpellés. La ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Amélie Dionne, ne sera toutefois pas disponible pour une rencontre, selon son bureau.
Point culminant de cette mobilisation, un grand rassemblement national est prévu le 2 avril devant l’Assemblée nationale du Québec, à Québec. Environ 10 000 personnes sont attendues pour cet événement, auquel participeront des délégations venues du Bas-Saint-Laurent en autobus.
Les organismes entendent ainsi maintenir la pression sur le gouvernement afin d’obtenir une reconnaissance et un financement à la hauteur de leur rôle essentiel dans la société québécoise.