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Grève étudiante à Rimouski : l’AGECAR dénonce l’austérité et la précarité
Photo tirée de la page Facebook SPPUQAR L’Association générale étudiante du campus à Rimouski (AGECAR) a déclenché une grève d’une semaine, avec possibilité de reconduction, en réponse à l’appel de la Coalition de résistance pour l’unité étudiante syndicale (CRUES). Ce mouvement s’inscrit dans une mobilisation plus large touchant quelque 55 000 personnes étudiantes aux études supérieures à travers le Québec.
Par cette action, l’AGECAR entend dénoncer le sous-financement chronique des universités et des cégeps, ainsi que certaines décisions gouvernementales jugées précipitées et nuisibles au filet social. L’association étudiante critique notamment le recours au bâillon et aux clauses dérogatoires à l’Assemblée nationale, estimant que ces pratiques contribuent à fragiliser les services publics.
L’organisation formule plusieurs revendications, dont un meilleur financement des services de santé, des organismes sociaux et du milieu communautaire. Elle réclame également une réforme des programmes d’aide financière aux études, afin qu’ils soient mieux adaptés à la hausse du coût de la vie. L’AGECAR demande en outre des investissements accrus en logement social pour faire face à la crise actuelle.
Parmi ses autres priorités figurent la salarisation de tous les stages, perçue comme un levier de revalorisation des secteurs traditionnellement féminins, ainsi que le désinvestissement des institutions d’enseignement dans l’industrie de l’armement. L’association souhaite également mettre fin à ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation des étudiants internationaux comme source de financement pour les universités.
Selon l’AGECAR, un nombre grandissant de personnes étudiantes vit dans la précarité. Entre la flambée du coût des loyers et l’augmentation du prix des denrées alimentaires, plusieurs doivent recourir aux banques alimentaires et cumuler des emplois pour subvenir à leurs besoins de base.
Dans ce contexte, l’association estime que la population étudiante de l’Université du Québec à Rimouski ne se sent ni valorisée ni adéquatement représentée par la classe politique, malgré son rôle essentiel dans la formation de la relève dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé et les sciences environnementales.