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Le comédien québécois Raymond Bouchard est décédé à l’âge de 80 ans
Raymond Bouchard tient son trophée pour le meilleur rôle de soutien téléroman, comédie pour Annie et ses hommes au Gala des Gémeaux dimanche le 23 novembre 2003. (CP PHOTO/Paul Chiasson) Le grand acteur Raymond Bouchard, qui a connu une carrière prolifique au théâtre, au cinéma et à la télévision, s’est éteint à l’âge de 80 ans, ont annoncé divers médias.
C’est le groupe Quebecor qui a annoncé la nouvelle en premier, en citant la fille du comédien. Raymond Bouchard serait mort samedi matin à l’hôpital de Verdun.
Son interprétation du maire de Sainte-Marie-la-Mauderne dans le film «La grande séduction», prêt à toutes les manigances pour retenir dans son village le jeune médecin de passage, lui colle certainement à la peau.
Grand succès populaire ayant fait l’objet de reprises, la comédie écrite par Ken Scott et réalisée par Jean-François Pouliot a été présentée à la Quinzaine des cinéastes au Festival de Cannes et a remporté le prix du public au Festival de Sundance en 2003.
Également au début des années 2000, Raymond Bouchard joue le rôle d’un écrivain célèbre malade qui tente de réconcilier ses deux fils, interprétés par Paul Ahmarani et David La Haye, dans «La vie avec mon père» de Sébastien Rose.
Il figure au générique du film «Lance et compte», ayant été au petit écran dans «Lance et compte : Nouvelle génération», pour les derniers chapitres de la série écrite par Réjean Tremblay.
Au chapitre des comédies, il fut également des distributions des films «Ding et Dong le film» et «La Florida».
Il a aussi tourné en France, notamment dans la comédie «Les Profs», aux côtés de Christian Clavier, et «King Guillaume». Toutefois, une carrière dans l’Hexagone ne l’intéressait pas outre mesure.
«Je suis très bien au Québec. J’ai mon agent là-bas, alors s’il y a d’autres demandes et que je peux les faire, je vais y aller avec grand plaisir. Ça m’amuse beaucoup, mais ça s’arrête là, avait-il relaté à La Presse en 2012.
Ses rôles à la télévision ont fait de lui un visage familier du public pendant plusieurs décennies, que ce soit dans «L’or et le papier» au tournant des années 1990, puis dans «Scoop», série sur les médias écrite par Réjean Tremblay et Fabienne Larouche, sans oublier «Annie et ses hommes» dans les années 2000.
Certainement l’un de ses rôles marquants, son interprétation de l’ambitieux homme d’affaires Raymond Laflamme dans «L’Or et le papier» lui vaudra en 1990 le Prix Gémeau du meilleur acteur dramatique.
En 2022, il incarne un policier à la retraite dans la série «Une affaire criminelle», aux côtés de Céline Bonnier.
Il aura aimé profondément le théâtre et joué dans de nombreuses pièces.
En 1971, il se joint à Paul Hébert pour la fondation du Théâtre du Trident à Québec, une institution occupant encore aujourd’hui une place de choix dans l’univers théâtral.
Raymond Bouchard dira avoir réalisé des rêves d’acteur en faisant partie de pièces comme «Le malade imaginaire» et «Qui a peur de Virginia Woolf?».
Pour son travail sur les planches, il reçoit le Prix Gascon-Roux pour son rôle de Sganarelle dans «Dom Juan» de Molière au Théâtre du Nouveau Monde (TNM) lors de la saison 1987-1988.
Parmi ses nombreux autres rôles marquants au théâtre, on retiendra ceux d’Othello en 1985, aussi au TNM, et du «juré # 3» dans «12 hommes en colère» ayant tourné au début des années 2000 dans plusieurs salles.
Il aimait rechercher des rôles pas trop simples.
«J’ai besoin d’un personnage complexe, avec de la viande. Un rôle pas trop facile, non plus. J’ai refusé des rôles que je trouvais plates dans de bonnes séries télé», avait-il raconté lors d’une entrevue à La Presse en 2023.
Le premier ministre François Legault a écrit avoir appris la nouvelle du décès de Raymond Bouchard «avec tristesse».
«C’était aussi un homme engagé et profondément attaché à notre identité culturelle», a-t-il ajouté sur la plateforme X.