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Obstétrique à Témiscouata-sur-le-Lac | La confiance s’effrite envers le CISSS
Docteure Emilie Desrosiers. Photo tirée de sa page Facebook Près de huit mois après sa fermeture, le service d’obstétrique de l’hôpital de Notre-Dame-du-Lac, à Témiscouata-sur-le-Lac, demeure sans échéancier de réouverture. Le CISSS du Bas-Saint-Laurent n’a toujours pas annoncé de plan concret depuis l’interruption des activités le 20 juin 2025.
La situation suscite frustration et inquiétude dans la région. Sur les réseaux sociaux, la Dre Émilie Desrosiers remet ouvertement en question la volonté de l’établissement de relancer le service. Selon elle, le débat ne porte plus sur la date d’une éventuelle réouverture, mais sur la possibilité même qu’elle survienne un jour.
La médecin souligne qu’au-delà du manque de personnel invoqué, des professionnelles déjà formées et toujours en poste ne sont pas autorisées à maintenir leurs compétences pendant la fermeture. Elle affirme que la proposition d’assurer minimalement les césariennes électives — les seuls accouchements pouvant être planifiés — aurait été refusée. « Les patientes et leurs familles souhaitent accoucher chez nous. Alors, le manque de volonté, il est où? » questionne-t-elle.
En entrevue, le préfet de la MRC de Témiscouata, Serge Pelletier, dit comprendre et partager ces préoccupations. Il affirme commencer à se demander si le CISSS n’aurait pas un « agenda caché » dans ce dossier.
Le préfet rappelle que la MRC et les municipalités ont mis en place différentes mesures pour favoriser l’attraction de nouveaux professionnels de la santé, incluant du soutien à la formation. Malgré ces efforts, aucun signal clair n’a été envoyé quant à l’avenir du service.
Serge Pelletier estime par ailleurs que la population devra peut-être intensifier sa mobilisation, à l’image des citoyens de Pohénégamook et de Trois-Pistoles, qui s’étaient mobilisés pour préserver leur service d’urgence.
Pour l’instant, les futures mères du Témiscouata doivent toujours se déplacer à l’extérieur de la région pour accoucher, en attendant des réponses claires sur l’avenir de leur service d’obstétrique.